Avec la prise des régions du Nord par des groupes extrémistes qui a vu des mausolées et des manuscrits détruits, l’institut de recherches et des hautes études islamiques Ahmed Baba de Tombouctou a ouvert à Bamako un bureau dans lequel se trouve actuellement 28 mille 732 manuscrits d’une richesse rare.
Au milieu de ces milliers de manuscrits, Dr Mohamed Alkadi Souleymane Maïga se mouvoit comme un poison dans l’eau. En tant que chef de la section manuscrits, il connait sur le bout des doigts les plus de 28 mille manuscrits soigneusement conservés. En bonne place figure le traité de Madrid, convention signée à l’époque entre le Maroc et plusieurs pays européens.
« Ce manuscrit est une correspondance qui s’appelle le traité de Madrid. Il a été signé entre le Roi du Maroc et plusieurs pays européens, comme la France, l’Espagne et la Belgique. Il devait réguler les relations et le commerce entre eux. C’est l’original que nous avons ici au sein de l’institut » dit Alkadi Maïga.
En tout, l’institut comptabilise 38 mille 245 manuscrits à Bamako et à Tombouctou dont le plus anciens qui a été écrit il y a 819 ans.
« Che nous ici c’est le manuscrit le plus ancien. Il a été écrit il y a 819 ans ce qui correspond à l’an 1204 hégire ».
Contrairement à une pensée rependue, les manuscrits ne traitent pas que des sciences islamiques comme nous le dit Dr Mohamed Alkadi Souleymane Maïga.
« La pharmacopée, l’astronomie, l’histoire sont tous traités par les manuscrits. C’est dans tous les domaines et pas uniquement que les Hadits et le Coran ».
Pour lutter contre l’usure du temps et rendre le contenu des manuscrits disponible au monde entier, l’institut compte en son sein des section de numérisation et de catalogage.





