Le 30 Avril dernier, en conseil des ministres, le gouvernement malien a décidé d’abroger la charte des partis politiques qui date de 2005. Cette décision si elle ne dissout pas les partis comme s’étaient empresser d’annoncer des internautes, elle ne reste pas moins sources de tensions au sein de la classe politique. Ce samedi, des partis politiques pour selon eux protéger les acquis de la démocratie avaient décidé de tenir un meeting. Ils avaient en face d’eux des jeunes décidés à interdire la tenue de cette manifestation et un fort déploiement de la police.

Ce meeting  des partis politiques et la contre-manifestation des jeunes de plusieurs organisation dont un membre du Conseil National de Transition est selon Dr Hamadoun Touré, enseignant chercheur le signe d’une grande division au sein de la population après l’abrogation de la charte de la transition.

« La manifestation suite à l’abrogation de la charte des partis politiques reflète une grande division au sein de la société quant à la direction que doit prendre le pays pendant cette transition » dit-il.

Si ce meeting organisé vise selon ses initiateurs à préserver la démocratie et ses acquis, pour le politologue, Dr Paul Oula ce meeting n’avait pas lieu d’être encore moins la contre-manifestation.

« Je pense que la tenue de ce meeting de la part des partis politiques n’avait pas lieu d’être car le gouvernement n’a pas dissout les partis ni suspendu leurs activités politiques. De la même façon je pense que le gouvernement doit aussi empêcher les jeunes qui adoptent une posture guerrière pour disent-ils s’opposer à cette manifestation. En un mot le gouvernement doit être équilibriste aujourd’hui »

Pour Dr Hamadoun Touré, de la bonne gestion de cette situation dépend le crédit et la capité des autorités à mettre en œuvre les  dispositions futures.

« La gestion de ces manifestations contre et pour constitue un véritable test pour les autorités quant à leur capacité à garantir la liberté d’expression, de réunion tout en maintenant l’ordre public tout en poursuivant le processus de manière inclusive ».

La tension palpable et le fort déploiement de la police pour éviter un éventuel affrontement entre les deux camps ont fait que cette manifestation s’est terminée dans une grande confusion.

Mohamed Dagnoko