Pour lutter efficacement contre le terrorisme sur le continent africain et faire face aux enjeux nouveaux, les États-Unis renouvelle sa stratégie. Une stratégie qui a été présentée par le général Micheal Langley, commandant de l’US Africa (AFRICOM) lors d’un briefing virtuel organisé par le département d’État américain.
Récemment, le général Micheal Langley a effectué de nombreuses visites en Afrique du Nord et de l’Est qui avaient pour but de renforcer les partenariats militaires et à répondre aux menaces sécuritaires émergentes sur le continent.
Selon lui, la nouvelle stratégie des États-Unis pour faire face au terrorisme est étroitement alignée sur les principes directeurs de la Stratégie nationale de sécurité des États-Unis. Cela passe par le respect du leadership africain dans la lutte contre le phénomène et qui se traduit pat « l’approche africaine dirigée, américaine facilitée ».
Il s’agit selon de « renforcer les capacités locales afin de faire face aux défis liés aux organisations extrémistes violentes, aux réseaux criminels transnationaux et aux conséquences du changement climatique, telles que le déplacement des populations et les conflits ethniques ».
Lors de ses visites dans des pays de l’Afrique du Nord, le général Langley a mis en avant l’exercice militaire « African Lion » qui a réuni 20 pays dans une initiative de coopération et d’interopérabilité face aux menaces communes.
En Afrique de l’Est, il s’est agi pour lui de poursuivre les discussions avec les dirigeants somaliens et kenyans, notamment le président somalien Hassan Sheikh Mohamud, pour faire le point sur les progrès réalisés dans la campagne contre al-Shabaab.
Alors que la mission de l’Union africaine (ATMIS) approche de sa fin, l’AFRICOM et ses partenaires somaliens se concentrent sur la génération de forces et le renforcement de l’armée nationale somalienne, afin d’assurer une transition réussie vers un modèle de sécurité durable.
Face aux nouveaux enjeux dans le Sahel, l’AFRICOM selon le général Langley a ajusté sa posture dans la région, notamment en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Bénin, afin de contrer l’expansion des groupes extrémistes opérant aux frontières nord des États côtiers.
Cette conférence virtuelle a permis de réaffirmer l’engagement des États-Unis pour la sécurité et la stabilité de l’Afrique.
Mohamed DAGNOKO





