Les rideaux sont tombés sur la 11ème édition du festival Dogon. Espace d’échanges et de fraternité, c’était aussi une occasion d’exposer et de vendre les savoir-faire des différentes communautés surtout en matière vestimentaire.
Dans son stand, Mohamed Alassane propose des bijoux qu’il fabrique et qui représentent l’artisanat Sonrhaï de Tombouctou. Depuis 11 ans qu’il participe à ce festival, il trouve que c’est l’un des plus fédérateur organisé au Mali et qui fait de la culture un facteur de cohésion sociale.
« Les quatre coins du Mali et de la sous-région se retrouvent ici à ce festival. Chacun amène sa culture, sa connaissance, donc je pense que c’est un festival qu’il ne faut pas manquer ».
Ce n’est pas son voisin, Mohamed Diabaté qui dira le contraire. Assidu du festival depuis la toute première édition, lui en plus du savoir-faire Dogon qu’il expose à travers le tissu Bogolan de la ville Sangha, il expose aussi les bijoux et autres articles Touareg. Il s’agit selon lui de perpétuer les liens fraternels entre ces deux communautés, dogons et Touaregs.
« J’expose du bogolan fabriqué à Sangha au pays Dogon. Mais juste à côté j’ai des bijoux et d’autres produits Touaregs. Pour moi il s’agit de rappeler les liens de cousinages entre les deux communautés » se réjoui Mohamed Diabaté.
Plusieurs exposants sont venus d’autres pays pour prendre part à ce festival. C’est en plus d’être une occasion de retrouvailles entre artisans et commerçants, c’est aussi un moment de faire du chiffre d’affaires.
« Chaque année depuis 10 ans, je participe à ce festival. Je retrouve les mêmes personnes depuis le début et nous passons de bons moments. En plus de cela, c’est un festival très apprécié des populations qui viennent en nombre et cela nous permet de bien vendre nos produits » dit Tigana Niéba Diarra.
Pendant une semaine, au rythme de la danse des masques dogons, de concerts et d’expositions-ventes, le festival Ogobagna à toute sa promesse: celle d’un festival de valorisation de la culture Dogon et de la cohésion entre les communautés.
Mohamed Dagnoko





