Dans le cadre de l’émission « Malikura Taa Sira », le premier ministre, Choguel Kokalla Maïga faisait face aux journalistes, Yaya Konaté et Sira Bathily de l’ORTM et Oumane Mohamed, directeur de publication du journal « Le Poing ».
Entre autres questions, il a répondu à celle cruciale du chronogramme pour l’organisation des élections notamment la présidentielle. « Rien ne s’oppose à l’organisation des élections surtout après la prise de Kidal par l’armée malienne » a-t-il répondu.
Selon lui, le puzzle manquant était les données biométriques qui étaient pris en « otage » par une entreprise française et que des informaticiens maliens ont réussi à récupérer.
Homme politique de premier rang, il a balayé d’un revers de main les suspicions sur une éventuelle volonté des autorités de la transition à écarter les candidatures politiques au cours des prochaines élections. « Je suis politique, et je pu vous assurer qu’aucune élection ne peut se faire sans la participation des hommes politiques ».
S’il trouve justifiée l’impatience d’une frange de la population par rapport à la publication du chronogramme des élections, il s’empresse d’ajouter que ce sui est considéré comme un « retard » par nombre de maliens est plutôt une prise de conscience des autorités quant à leur mission. Mission qui consiste selon lui à doter le pays d’institutions fortes pour mettre définitivement fin aux coups d’États au Mali.
« Nous avons une claire conscience de nos limites. Nous avons aussi une claire conscience de notre mission celui de mettre fin à l’installation de pouvoirs faibles qui courent chercher la légitimité ailleurs qu’auprès de ceux qui les ont élus ».
Sur insistance des journalistes, pour ne serait-ce qu’avoir une idée de la période des élections, l’homme, droit dans ses bottes dira « il faut faire confiance au président de la transition. Il parle peu mais agi beaucoup et bien. Au moment venu, la décision qu’il prendra va contenter beaucoup de maliens ». Il a botté en touche, s’est exclamé en douce l’une des nombreuses personnes qui assistaient à ces échanges.
Guidée par la maxime du sage de Bandiagara, Amadou Hampâté Bâ, la transition selon le premier ministre Choguel Kokalla Maïga ne se laissera pas gagner par l’usure du pouvoir car son thermomètre demeure le peuple malien.
Mohamed DAGNOKO





