En faisant parler Boubacar Ibrahim alias Oubel devant les caméras de l’ORTM l’objectif est connu : inciter les autres terroristes à faire comme lui et à faire déserter les rangs des terroristes ceux qui seront convaincus par son message.

En aucun cas son témoignage ne saurait être une absolution. Lui et la dizaine d’éléments qui se sont rendus vont rendre des comptes à la justice malienne pour leurs forfaits.

Dans une période où des chefs terroristes sont neutralisés, avoir un chef qui se rend avec armes et bagages mérite d’être utilisé pour lancer un message fort. Et c’est ce qui a été fait.

Nul n’est dupe. Le fait pour lui de glisser dans son message qu’il est du côté du Mali ne s’aurait émouvoir quelqu’un.

Si d’aucuns doute de la sincérité de son acte qui serait plus pour échapper à ses camarades du JNIM ou de l’EIGS, cela n’engage que lui. De toutes les façons, on ne se rend jamais sans raisons qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

Dans une guerre où l’on s’époumone à longueur de journées et d’analyses pour dire que le « tout militaire » n’est pas la solution avoir entre les mains un bandit ou chef terrorisme appelez-le comme vous voulez qui invite les autres à déposer les armes doit être applaudit des deux mains.

Le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) contenu en bonne place dans le défunt accord de paix issu du processus d’Alger sous l’égide de la communauté internationale était pourtant très apprécié. Et pourtant, ce DDR visait justement à faire revenir ces mêmes Oubel et comparses au sein de l’armée et d’autres institutions.

Dans un pays où lors des différents foras les maliens appellent à dialoguer avec Iyad et Kouffa, d’aucuns pensent encore que donner la parole à du menu fretin (comparé aux deux premiers cités) s’est narguer les victimes.

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