Conférence de presse du comité de pilotage

Le président du comité de pilotage du dialogue inter-maliens entouré de quelques membres de son comité a rencontré la presse. Objectif, parlé du bien-fondé de ce dialogue et se prêter aux questions des journalistes sur les réalisations du comité à ce jour.

 Ce dialogue inter-maliens qui doit s’ouvrir très bientôt doit remplacer l’accord de paix issu du processus d’Alger avec pour objectif que les maliens décident eux-mêmes de ce qu’ils veulent sans interférence extérieure.

 « Comment nous pouvons sortir de ces crises répétitives qui sont devenues cycliques : le terrorisme, le banditisme, le narco trafique, comment nos populations peuvent trouver des solutions endogènes pour éradiquer tout ça » explique Ousmane Issoufi Maïga, président du comité de pilotage.

Les recommandations du dialogue national inclusif, de la conférence d’attente nationale et des autres foras seront exploités lors des travaux de ce comité.

 « Tous les documents des foras sont disponibles, il faut les exploiter et en tirer les conclusions finales qui nous permettent de ne plus parler de terrorisme, de banditisme de vol et amener les maliens au travail ».

S’agissant de la cruciale question du dialogue avec ceux qui ont pris les armes, le comité ne ferme aucune porte.

 « Les maliens vont se parler mais ceux-là qui ont pris les armes contre leur pays, qui ont disparu devront-ils déposer les armes parce qu’ils sont poursuivis aussi par la justice de leur pays et se mettre à la disposition de la justice de leur pays pour échanger pour dire pourquoi, ils ont pris les armes » annonce Ousmane Issoufi comme condition de leur participation au dialogue.

Les termes de référence du dialogue seront validés le 26 février prochain et la durée déterminée par les représentants des 19 régions du Mali et des maliens de la diaspora.

Mohamed Dagnoko