De retour de Kigali où il a pris part à l’investiture du président rwandais Paul Kagamé pour un 4ème mandat, le Premier ministre Sénégalais, Ousmane Sonko est arrivé ce soir à Bamako. À sa descente d’avion, il a été accueilli par son homologue malien, Choguel Kokalla Maïga. Il a été ensuite reçu par le président de la transition, le colonel Assimi Goïta au palais de Koulouba.

Après la visite du président Sénégalais Diomaye Faye au moi de Mai dernier, c’est son premier ministre qui a fait une visite de quelques heures dans la capitale malienne ce lundi. Visite au cours de laquelle, il a eu une séance de travail avec le premier ministre malien et plusieurs autres ministres avant d’être reçu par le président de la transition malienne, le Colonel Assimi Goïta. Si selon Ousmane Sonko, les discussions ont été fraternelles et sans filtres, il a déploré l’embargo qui a été imposé au Mali par la CEDEAO.

« Nous avons dénoncé l’embargo qui a é été imposé au Mali par des pays frères et malheureusement parmi lesquels notre pays. Je l’avais au nom de mon parti dénoncé et continue à le faire. Sous notre régime ce genres de pratiques ne pourront jamais prospérer et personne ne passera par le Sénégal pour soit déstabiliser le Mali ou un autre pays frère ou alors lui imposer des sanctions de cette nature. Cela n’a pas changé et ne changera pas » a dit Sonko à sortie d’audience avec Assimi Goïta.

Son pays le Sénégal a été avec le Togo désignés par la CEDEAO comme médiateur dans la crise entre elle et l’Alliance des États du Sahel (AES). Ousmane Sonko dit avoir lors des échanges mis en avant les avantages du dialogue entre les deux entités. Mais si  le dialogue échouait, il s’est empressait de rassurer les autorités maliennes que les relations ne changeront pas avec le Sénégal.

« Les européens se sont fait des guerres mondiales qui ont coûté des millions de vies et se sont retrouvés après. Quelques soient nos divergences, essayons comme nos aïeuls l’avaient fait pour créer l’empire du Mali qui s’étendait d’ici au Sénégal, au Ghana et partout. Nous ne pouvons pas faire moins qu’eux, c’est ça notre préoccupation. Mais si un pays souverain comme le Mali considère que les erreurs qui ont été commises justifiaient de sa part qu’il quitte, nous respectons cette souveraineté et cela ne changera absolument rien dans nos relations qui sont des relations séculaires et fraternelles » a-t-il rassuré.

Cette visite a été une occasion pour le premier ministre sénégalais de présenter de vive voix les condoléances du peuple sénégalais au peuple frère du Mali suite aux évènements du 28 juillet à Tinzawaten.

Mohamed Dagnoko