Les partis sont interdits de parole. Ils doivent la fermer. C’est ce que le gouvernement a décidé le 10 Avril dernier. Et dire qu’ils s’apprêtaient à crier haut et fort la mise en place du comité de suivi de leur communiqué conjoint du 31 Mars. Lequel communiqué enjoignait aux autorités d’organiser au plus vite les élections et de quitter le pouvoir.

C’est le temps du dialogue inter-maliens. Selon un adage, on ne fait deux choses à la fois. Il leur faut donc, soit participer au dialogue et dire ce qu’ils ont à dire ou se taire en attendant la fin des travaux prévue pour le 10 Mai prochain.

En plus des partis politiques, la HAC a voulu la faire boucler à la presse. Mais vu la réaction énergique qui s’en est suivie, c’est sûr qu’on ne l’y reprendra pas de sitôt.

Les partis ont mollement protesté dans un communiqué qui, comme un tract a été partagé sous le manteau, pardon dans les groupes WhatsApp mais pas diffusé sur les ondes et dans la presse papier.

Ils ont remis ça en appelant leurs militants à boycotter le dialogue. Le RPM a récolté la démission de sa section de Gourma-Rharouss. D’autres partis assistent impuissant à la désobéissance de leurs militants qui, pour certains, sont au cœur du processus en étant membre du comité de pilotage.

En ce qui concerne les médias, Il n’y a pas de couvertures politiques sans activités politiques. Les politiques qui disent rejeter le décret de suspension vont-ils organiser des activités ? Si c’est le cas, il faut être sûr que la presse ne manquera pas de les couvrir.