Depuis bientôt une semaine l’on assiste à un retour des files d’attentes devant les stations d’essences. Et pour cause, le gasoil se fait de plus en plus rare. Une situation qui n’est pas pour plaire aux automobilistes de la capitale  qui ne gardent pas une bon souvenir des derniers évènements de la pénurie qui  leur ont fait passer de nombreuses nuits blanches.

Ainsi, la simple vue de ces files devant les stations fait peur et suscite sur une certaines craintes même chez ceux qui, encore épargnés,  utilisent l’essence. « C’est le gasoil qui manque, on n’est pas tranquille, on se dit qu’à tout moment on peut assister à une pénurie d’essence aussi » dit inquiet un automobiliste rencontré au niveau du rond-point Kwamé Nkruma et qui venait de dépasser une longue file de voitures devant  les stations environnants.

Si la situation  n’a pas encore atteint des proportions démesurées, car les véhicules de particuliers fonctionnent en majorité avec de l’essence, le secteur des transports en commun en fait les frais.

« Je suis gérant de plusieurs taxis et Sotrama, et j’avoue que cette pénurie naissante de gasoil n’arrange pas nos affaires. Aucun de mes chauffeurs ne me ramène la recette au complet à cause de cette situation » se plaint  Mohamed Koné.

Dans la file d’attente depuis plus de 2 heures, Issa Keïta, chauffeur de Taxi dit qu’il prend sa journée de ce vendredi pour trouver du carburant pour travailler le week-end. « J’ai déjà perdu la moitié de la journée. Donc là, je ne me mets aucune pression. Je vais patiemment attendre mon tour, faire le plein et espérer coïncidé avec l’heure de la rupture du jeûne. J’aurai le week-end pour travailler » dit-il.

Entre inquiétude de ceux qui roulent à l’essence, les longues attentes de ceux qui utilisent le gasoil, il y a l’espoir de voir la situation revenir à la normale au plus vite.

Mohamed DAGNOKO