Compte tenu des difficultés d’acheminement des marchandises maliens en provenance du port de Dakar dues à la situation sécuritaire, dans un élan de solidarité, le Port Autonome de Dakar avait pris la mesure, le 25 novembre dernier d’annuler l’intégralité « des frais de surestarie, de magasinage et de détention des marchandises maliennes en transit ».

Cette mesure fraternelle est arrivée à terme le 24 février dernier. Deux semaine après son expiration, le Port Autonome de Dakar a, le 17 mars dernier  saisi le Conseil Malien des Chargeurs (CMC)  à travers une note d’information pour lui signifier que « les conditions normales de facturation des prestations portuaires sont à nouveau applicables à l’ensemble des marchandises, conformément à la réglementation en vigueur ».

Une information que le Conseil Malien des Chargeurs (CMC) à travers son 1er Vice-Président, Jean Dakouo a relayé auprès de ses membres.

Compte tenu de l’importance de cette décision des responsables portuaires sénégalais et au-delà, des autorités sénégalaises à l’endroit du Mali et ses acteurs du commerce, Jean Dakouo a « réitéré la reconnaissance des opérateurs économiques du Mali à l’endroit des armateurs et des gestionnaires des terminaux pour les facilités accordées au transit malien à travers l’annulation des pénalités pour les conteneurs en souffrance visée dans la note du Directeur général du Port Autonome de Dakar ».

Et pour prévenir les cas d’accumulation de marchandises ainsi que des charges additionnelles le CMC a invité les chargeurs, les importateurs, les exportateurs et les transitaires à « renforcer les dispositions d’anticipation dans la gestion de leurs opérations logistiques ».

Enfin, dans le communiqué du CMC, signé de Jean Dakouo, le 1er Vice-président, les opérateurs sont encouragés à accorder une attention particulière au « respect des délais de franchise » afin de limiter les coûts supplémentaires liés au séjour prolongé des marchandises dans les enceintes portuaires.

Mohamed DAGNOKO