Ce samedi 25 Octobre, les 8,7 millions d’électeurs ivoiriens étaient attendus dans les urnes pour élire le prochain président de la République.

Au vu de l’affluence dans de nombreux centres de votes et même de la capitale Abidjan, le taux de 50% de la dernière présidentielle sera difficilement atteint.

Cette baisse d’affluence dans certaines parties du pays est due aux menaces des partisans des principaux candidats écartés, Laurent Gbagbo et Tidiane Thiam.

À Dabou et à Daloa, des images massivement relayées sur la toile ont montré des jeunes en train de détruire le matériel électoral. Ce soir sur Life TV, il ressort des discussions sur le plateau que ce sont quelques 200 bureaux de votes qui n’ont pu ouvrir sur l’ensemble du territoire sur un total de 25 mille 678 à cause des actes de vandalismes.

À noter que pour la sécurisation du scrutin ce sont 18 mille gendarmes, 18 mille policiers et 8 mille militaires soit un total de 44 mille forces de défenses et de sécurité qui ont été mobilisées par les autorités.

Bourde ou complot? 

Moins de 24 heures avant la tenue du scrutin, c’est le site d’informations de référence, Abidjan.net qui publiait des “résultats provisoires par région“. Ces résultats donnaient ADO largement vainqueur avec plus de 95% alors qu’aucun de ses concurrents n’avait 2%.

Ne s’agissant pas de sondage, l’on se demande comment ces résultats ont été obtenus? Qui avait intérêt à une telle publication avant un scrutin qui a été précédé de violentes manifestations avec mort d’homme ?

Si dans le journal de 20 heures de la Radio Télévision Ivoirienne (RTI) l’on a appris la suspension du site par le régulateur, le patron de la Commission Électorale Indépendante (CEI) avait déjà annoncé une plainte contre le site.

Il faut dire que cette publication a donné du grain à moudre à tout ceux qui, bien avant doutaient de la sincérité de cette élection.

Compte tenu de l’influence et de l’audience du site, avec des bureaux dans pratiquement toutes les capitales sous régionale, cet épisode risque de laisser des traces.

Mohamed Dagnoko