L’ONG Sahel Eco et le CIFOR-ICRAF lancent la phase II du projet « Reverdir l’Afrique », un programme visant à promouvoir la gestion durable des terres auprès des producteurs maliens voire africains. Le lancement officiel s’est tenu le 15 septembre 2025 à Bamako, avec un financement de 1 million d’euros assuré par l’Union européenne.
Cette deuxième phase, qui s’étendra de février 2025 à septembre 2028, couvrira 450 villages répartis dans 45 communes au sein de huit cercles situés dans les régions de Koutiala, San et Ségou. Le projet cible 30 000 ménages, appelés à adopter des pratiques de reverdissement telles que la régénération naturelle assistée, le reboisement et les techniques de conservation des sols et des eaux. Par ailleurs, un accompagnement spécifique sera dédié aux femmes locales pour la transformation des produits forestiers.
Selon Pierre Dembelé, secrétaire exécutif de Sahel Eco, cette initiative mise sur la formation des producteurs afin de restaurer les terres dégradées et renforcer les moyens de subsistance des populations rurales. L’ONG invite ainsi les bénéficiaires à s’engager activement dans la restauration et la protection environnementale.
Soumana Fofana, conseiller au ministère de l’Environnement, souligne que ce projet s’inscrit pleinement dans la politique nationale de protection de l’environnement du Mali. Il affirme que « Reverdir l’Afrique » renforce l’engagement du pays pour une gestion durable des ressources naturelles, avec le soutien du gouvernement pour assurer un cadre favorable à cette phase II.
Face à des défis majeurs comme la déforestation, la désertification, la perte de biodiversité et le changement climatique, cette initiative arrive à point nommé pour soutenir la conservation des ressources naturelles et améliorer les conditions de vie des populations rurales maliennes. La politique nationale place désormais la gestion durable des ressources au cœur du développement socio-économique.
La première phase du programme, exécutée entre 2017 et 2023, a bénéficié à plus de 500 000 ménages sur près d’un million d’hectares, diffusant largement les bonnes pratiques dans huit pays d’Afrique subsaharienne, dont le Mali.
Le lancement s’est accompagné d’un atelier d’appropriation collective où les parties prenantes ont élaboré une feuille de route stratégique et opérationnelle pour les quatre prochaines années, marquant un engagement conjoint pour la réussite du projet.
Aly Sidibé





