La foi. C’est la seule chose qui puisse expliquer que la communauté musulmane accepte de se priver de manger et de boire du lever au coucher du soleil sous des températures qui oscillent entre 39 et 43 degré. C’était 48 degré le mercredi dernier dans la région de Kayes, un record en Afrique.
Si le Ramadan est une imposition religieuse, la canicule qui l’accompagne est due en partie aux activités humaines entraînant le changement ou encore le dérèglement climatique.
À Bamako, les populations l’ont vite comprise au point de voir des messages sensibilisant à planter plus d’arbres envahir les réseaux sociaux. La boutade selon laquelle “ce sont les conséquences qui conseillent” prend ici tout son sens.
Mais s’il y a un lieu où cette canicule conjuguée au manque d’électricité cause plus de dégâts c’est bien dans les hôpitaux. Les journaux du jour révèlent pas moins de 150 décès au CHU Gabriel Touré et à l’hôpital du Mali en 48 heures. Une hécatombe !
Les plus vulnérables sont les personnes âgées. Le fil d’actualité Facebook de chaque malien est plein d’annonces de décès depuis quelques jours.
Si dans son sermont de ce vendredi, l’imam de la Mosquée près du lycée technique à Médina Coura dit que c’est nombreuses morts sont liées au destin, faut dire que les fidèles qui voient une corrélation direct entre ces décès et la canicule y ont moyennement cru.
Le mois de Ramadan tire vers sa fin mais personne ne peut en dire autant des délestage qui exacerbent cette chaleur.
Et dire que cette situation de fourniture de 7 à 8 heures d’électricité par jour depuis le début du Ramadan est considérée comme un gros effort de la part de EDM.
Mohamed Dagnoko





