Le Mali, le Burkina et le Niger réunis au sein de l’Alliances de États du Sahel (AES) ont décidé de quitter la CEDEAO. Cette décision a été prise sans consultations préalables des politiques et forces vives des différents pays.
C’est d’ailleurs pourquoi, depuis quelques jours, l’on assiste à des sorties pour condamner cette décision « unilatérale » des autorités des différents pays notamment celles du Mali.
Observatoire Citoyen, le mouvement Tabalé a fait une sortie sur la décision de sortir de la CEDEAO. « Nous sommes inquièts de cette attitude qui devient de plus en plus récurrente de la transition en cours, qui consiste à engager le Mali sur des voies, à travers des décisions de haute portée nationale, sans une consultation élargie des forces vives ».
Bien avant cette sortie, c’est l’ancien premier ministre, Moussa Mara et le Mouvement M5 Malikura qui dans une déclaration conjointe ont demandé aux États de l’AES d’aller aux dialogue plutôt que de sortir de la CEDEAO.
« Quand le Mali a été sanctionné par la CEDEAO et l’UEMOA à la suite du coup d’État, les autorités ont engagé des procédures auprès de la cours de la CEDEAO qui a donné raison au Mali sur L’UEMOA. Il est donc préférable pour nos autorités d’aller vers ces recours plutôt que de quitter les organisations sous régionales de la sorte » suggère Moussa Mara.
Si selon les textes de la CEDEAO il faut une année avant que le retrait soit acté, l’organisation dans un communiqué dit privilégier le dialogue pour éviter un retrait de ces trois États.
Mohamed DAGNOKO





