L’un des rares pays de la CEDEAO à avoir une position moins rigide à l’endroit des pays de l’AES et du Mali, le Togo, mesure l’importance de l’AES dans la stabilité régionale. Son ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey sur X n’est pas allé par quatre chemins pour signifier que si « l’AES vacille aujourd’hui c’est la stabilité régionale qui sera menacée ». Comme pour dire que les autres pays surtout de la CEDEAO doivent travailler non pas à essayer de déstabiliser cette alliance mais plutôt à la consolider pour leur propre bien.
« Pour le Togo, la paix et la sécurité régionale ne peuvent être fragmentées ». Le Togo se positionne comme un partenaire stratégique et privilégié de l’Alliance des États du Sahel dans les domaines de la sécurité et de l’économie.
La nomination récente de l’ancien premier ministre guinéen, Lansana Kouyaté comme médiateur et négociateur en chef de la CEDEAO auprès des pays de l’AES vise à relancer le dialogue et éviter la rupture définitive.
Il aura la lourde mission de réussir là où le président sénégalais Bassirou Faye n’a pas eu de résultats et où, le président ghanéen, John Mahamani Drama de après une tournée dans les pays de l’AES n’a pas eu plus de réussite que Diomaye.
Si depuis, des discussions ont été engagées pour définir le nouveau cadre de coopération entre AES et CEDEAO, l’Union Africaine lors de sa 67ème session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement, tenue en juin 2025 avait souligné son engagement à maintenir un dialogue constructif avec les trois pays de l’AES.
Cette posture conciliante de l’Union Africaine ajoutée à la position de certains pays de la CEDEAO comme le Togo vis-à-vis des pays de l’AES ne laissent pas le choix à la ligne dure de la CEDEAO qui se voit dans l’obligation d’engager des discussions pour préserver la « stabilité régionale ».
Mohamed DAGNOKO





