Au premier salon international de l’entrepreneuriat de l’Alliance des États du Sahel, plusieurs artisans exposent leur savoir-faire. C’est aussi le lieu pour des centres de formation professionnels de montrer aux participants les réalisations de leurs apprenants. Un univers qui incite à l’entrepreneuriat et à la formation professionnelle.
Dans ce stand, le centre agro-alimentaire de Siby qui forme en moyenne 80 jeunes filles par promotion expose les produits transformés par les apprenants au bout de 6 mois de formation. Un exploit qui a poussé les ministre de la formation professionnelle de l’AES à visiter le centre.
« Nous lions la théorie à la pratique. Tout ce qu’elles apprennent elles le mettent en œuvre. Nous avons des champs d’expérimentation, nous avons un jardin école, elles peuvent donc vivre pleinement toutes les techniques enseignées sur le terrain » explique Bougouri Mamadou Diarra un des responsables du centre.
Dans cet autre stand, ces tableaux peints par l’artiste Souleymane Ouologuem sont très appréciés par les jeunes. En plus des photos, il n’hésitent pas à se renseigner sur les techniques utilisées. Un curiosité qui pourrait faire naître des vocations, donc créer des emplois pour échapper au chômage.
« Quand il n’y a pas d’emploi, pas de créativité, c’est le chômage qui est là. Et quand les gens n’arrivent pas à subvenir à leurs besoins on connait les conséquences, c’est la porte ouverte à toutes les dérives. Donc entreprendre peut éviter cela aux jeunes d’où l’importance d’un tel salon » croit fermement Souleymane Ouloguem, peintre et chargé de mission au ministère de la culture.
Entre les tissus Bogolan savamment dessinés par les artisans et les produits locaux transformés par des groupements de femmes, le salon est une occasion de tisser des liens.
Pour Aboubacar Touré, promoteur de l’entreprise « consommons africain », c’est un endroit privilégier pour raffermir les liens entre les artisans des trois pays et de partage de connaissances dans divers domaines de l’artisanat. Sinayoko Alima Cissé du réseau des organisations pour une citoyenneté participative pense elle aussi que ce genres d’initiatives méritent d’être multipliées afin de permettre aux artisans et transformatrices du Mali d’étoffer leurs réseaux et de pouvoir exporter au-delà du Mali leur savoir-faire local.
En plus des panels, ce salon se veut aussi une vitrine d’exposition des talents et du savoir-faire des artisans de la confédération de l’AES.
Mohamed Dagnoko




