Le scrutin sénatorial, organisé sous haute surveillance de l’Autorité égyptienne en charge des élections, a mobilisé pour deux jours l’ensemble des égyptiens de l’étranger.
Les élections sénatoriales égyptiennes se sont tenues du jeudi au vendredi derniers pour la diaspora égyptienne. A Bamako (Mali) c’est dans un climat calme, apaisé et encadré, selon les rapports des représentants l’Autorité Nationale des élections (ANE) et des diplomates que s’est tenu le scrutin. Qui s’est étalé sur deux jours, visait à pourvoir 200 des 300 sièges que compte la chambre haute du Parlement Egyptien. Les 100 sièges restants seront désignés directement par le Président Abdel Fattah al-Sissi comme l’exige la loi en vigueur.

Au total, 424 candidats étaient en lice pour ce premier tour des élections au scrutin uninominal : 183 se présentent en tant qu’indépendants, tandis que 241 sont issus de partis politiques. La diaspora égyptienne à Bamako (Mali), deux jours durant a pris d’assaut les locaux de l’Ambassade de la République Arabe d’Egypt au Mali afin d’exprimer son choix à travers les urnes. Ceci dans une ambiance et la quiétude selon les dispositions mises en place et au regard du déroulement du scrutin. A Bamako, ils ont été nombreux à effectuer le déplacement pour la simple raison « A travers ce vote nous participons à la vie de notre Nation en choisissant ceux que nous désirons à la Haute Chambre » dira un ressortissant égyptien après son vote.
Cette élection sénatoriale, la deuxième depuis le rétablissement de la chambre haute en l’an 2020, intervient dans un contexte de contrôle renforcé de la vie politique et d’un rôle essentiellement consultatif du Sénat dans l’architecture institutionnelle égyptienne. Toutefois, le scrutin permet au pouvoir d’afficher un fonctionnement institutionnel régulier, notamment à l’approche des prochaines législatives.
SL





