Entre défis sécuritaires et brouilles au plan diplomatique, le Mali termine l’année 2024 avec un bilan mitigé dans ces deux domaines selon des analystes et des élus locaux.

À Bamako, malgré l’effervescence des préparatifs de fêtes de fin d’année, on prend le temps de faire le bilan, notamment sur le plan sécuritaire qui selon l’analyste des questions sécuritaires Paul Oula est mitigé.

« Si dans le passé l’insécurité était concentrée dans le grand nord et au centre du pays il faut reconnaitre qu’elle s’est plus ou moins propagée sur l’étendue du territoire. Aussi, il faut reconnaitre les efforts de l’Armée depuis un certain temps pour démanteler les bases terroristes. Ce qui veut dire que tout n’est pas bon mais tout n’est pas mauvais non plus » analyse Paul Oula.

Pour Abdoulaye Kassogué, le Maire de Bandiangara, région du centre secoué par des attaques sporadiques, la confiance commence à revenir avec les efforts déployés par l’armée ces derniers mois.

« Il y a un moral d’apaisement qui commence à s’installer mais il y a toujours le doute qui subsiste. Il faut aujourd’hui travailler à ce que la confiance totale revienne au sein de la population par des actions de terrain » insiste le maire de Bandiagara.

La multiplication des partenariats et la décision de sortir de la CEDEAO sont à l’actif de la diplomatie malienne avec des effets contraires selon Dr Ahmadoun Touré enseignant à la faculté des sciences administratives et politiques de Bamako.

« Le Mali en 2024 a pu tisser de nombreux partenariats avec des pays en faisant respecter ses principes. À côtés de ces partenariats gagnant-gagnant il y a aussi des malaises avec certains de nos voisins de la CEDEAO après la décision prise par les États de l’AES de sortir de cette organisation » explique Dr Ahmadoun Touré.

Un bilan mitigé et des motifs de de satisfactions. Des motifs de satisfaction qui doivent être consolidés selon analystes et élus locaux.

Mohamed Dagnoko