Initiée en 2022, cette semaine de la justice est une occasion pour les acteurs de la justice de faire annuellement l’état des lieux du secteur judiciaire, relever les avancées et les défis et se projeter pour une justice indépendante et accessible à tous.

Se rapprocher d’avantage des justiciables, renforcer la visibilité de ses actions mais surtout  amener l’institution judiciaire à s’acquitter de son devoir de redevabilité et de réédition des comptes auprès des populations, c’est tout le sens de cette semaine de la justice initiée depuis 4 ans.

« L’organisation du forum national sur la justice dont la phase nationale s’est tenue les 29 et 30 Octobre 2025 à la suite des concertations régionales ayant concerné les 19 régions administratives du pays et le district de Bamako était la concrétisation de notre volonté d’instaurer un débat franc dans le but d’améliorer le service de la justice dans ses différents segments. Ces assises, deuxième du genre du Mali indépendant après le forum national de la justice de 1999 a été une occasion historique à travers laquelle la justice a accepté de se livrer à un dialogue constructif avec les citoyens par des critiques, des observations et des suggestions et des recommandations » a dit le ministre de la justice,  Mamadou Kassogué

Les 218 recommandations formulées par les participants à ce forum et contenues dans le livre blanc servent aujourd’hui de boussole selon le ministre pour améliorer la qualité de l’administration et de la distribution de la justice.

« Le contrôle interne à travers l’inspection des services judiciaires va se renforcer pour extraire les mauvaises graines, sanctionner les auteurs et les acteurs indélicats et promouvoir les valeurs de travail et d’efficacité, de probité et d’intégrité » a rassuré le ministre Kassogué.

Les travaux de cette édition seront consacrés à la concrétisation et à la capitalisation des réformes entreprises depuis 3 ans.

« La semaine de la justice est un moment privilégié d’éclosion des réformes, d’émergence et de mise en œuvre des changements structurels pour l’essor de la justice » a dit Boubacar Sidiki Diarrah, secrétaire général du ministère de la justice et président de la commission d’organisation de la semaine.

Au nombre des avancées, on note le recrutement de 456 futurs magistrats, soit autant que le nombre de magistrats actuellement en fonction.

Mohamed DAGNOKO

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