La concertation nationale s’est ouverte hier au Sénégal. Le Président Macky Sall à l’ouverture des travaux s’est dit “pressé de partir” mais a tenu à donner une indication sur la date de la présidentielle qui doit en principe être connue aujourd’hui, à la fin des travaux.
Pour les causes de Ramadan, de carême chrétien et d’autres fêtes religieuses, il souhaite que l’élection se tienne à la veille de l’hivernage (mai-juin) c’est à dire après son départ le 02 Avril. “Je ne veux pas assister à l’élection” dit-il.
Une position qui n’est pas partagée par l’église sénégalaise qui souhaite qu’en tant que président en exercice, Macky Sall organise la présidentielle avant de partir. “le temps nous es compté. Il faut aller vite” presse le clergé.
Au moment où Macky Sall donnait des indications, les 16 candidats à la présidentielle qui ont boycotté la concertation étaient à la cour constitutionnelle pour déposer un recours :celui d’obliger le président à donner une date exacte de l’élection.
Faisant dans du clair-obscur quand à la continuité ou la reprise du processus électoral, l’église et les candidats du FC25 somment de poursuivre là où les candidats recalés soutiennent une reprise du processus électoral.
Une autre annonce de taille faite par le président est l’introduction auprès de l’Assemblée Nationale d’une loi d’amnistie (2021-2024). Ce qui entrenerait la libération de l’opposant, Ousmane Sonko.
Si l’on savait que les 16 candidats regroupés au sein du FC25 et le regroupement Aar Sunu élection n’allaient pas participer à cette concertation, personne ne savait par contre que Idrissa Seck allait faire faux bon à Macky Sall.
Mohamed Dagnoko





