« Sonko Moy Diomaye, Diomaye Moy Sonko ». Ce slogan de campagne qui veut dire « Sonko c’est Diomaye, Diomaye c’est Sonko » a fait mouche. Il a drainé du monde. Il a unit autour de la candidature de Diomaye et aujourd’hui, il est élu 5ème président de la République sénégalaise.

Depuis que  l’on sait que Diomaye a battu à plate couture ses adversaires, le débat naissant est celui du rôle que va jouer  Sonko.

Va-t-il facilement passer de mentor à administrer ? Pourra-t-il  s’effacer pour laisser les coudées franches à Diomaye pour conduire les destinées du Sénégal à partir d’un programme dont il est le maitre à penser ? Va-t-il prendre la tête de l’Assemblée Nationale ? être premier ministre ? Autant de questions sur lesquelles les analystes épiloguent depuis quelques jours.

Sans savoir concrètement le rôle que va jouer Sonko, les choses ne se feront pas sans lui. Ce message, il l’a lancé ce jeudi lors de la réception de Diomaye Faye par le président sortant, Macky Sall.

Sur tous les clichés, à l’arrivée au palais présidentiel, l’on voit clairement Sonko talonné Diomaye comme son ombre. Il ne le quittera que lors du tête à tête.

Bien avant, sa poignée de main à Macky n’avait rien à envier à celle de Diomaye.

Félicité jusqu’ici pour son altruisme, pour sa grandeur et son sens de la délégation, Sonko devra pour aider son ami et frère Diomaye à réussir son mandat lui faire de la place. Celle nécessaire pour qu’il exprime son plein potentiel et son rôle de chef, de celui qui devra à l’heure du bilan rendre compte au peuple sénégalais.

Au lieu d’une dualité, il faut plutôt continuer avec ce duo, adoubé, aimé et plébiscité à travers « Sonko moy Diomaye ».

Les réseaux sociaux affublent Sonko d’être le maître du jeu. Vu comment il a dribblé un autre rusé de la politique, Macky Sall, il a été effectivement le maître du jeu.

Maintenant, savoir véritablement passer la main à Diomaye le fera basculer dans une dimension et inspirer plus d’un président de parti africain pour qui « le parti c’est eux, eux c’est le parti ».

Mohamed DAGNOKO