Le réalisateur malien, étalon de Yennega, Souleymane Cissé qui nous quittés le 12 février dernier continue de faire parler de lui dans les grandes rencontres à travers le continent.

 Ce lundi 14 Avril, au cours de la thématique « Soft Power en Afrique » où comment l’Afrique se positionne sur le plan mondial à travers ses richesses, le chercheur égyptien, Dr Mohamed Abdekerim  a entretenu les 25 journalistes venus d’une quinzaine de pays du continent  pour participer à la 60ème  session de formation des jeunes cadres et journalistes africains sur le rôle joué par notre compatriote dans ce domaine.

Selon le Dr Mohamed Abdekerim, bien que le continent soit  classé loin dans le Global Power Index, avec le premier pays du contient l’Égypte à la 41ème place, plusieurs acteurs  dont le cinéaste et réalisateur malien,  Souleymane Cissé contribuent au soft power africain.

Selon lui, le cinéma engagé de Souleymane Cissé du début des indépendances et toute sa filmographie ont fait de lui aux côtés d’autres comme  le sénégalais, Sembène Ousmane et l’égyptien, Châdi Abdessalam un des ambassadeurs du continent africain à travers le monde.

Ce statut, parce que dans les critères pris en compte dans le classement mondial des pays dans le domaine du soft power, le cinéma occupe une place de choix. Les États-Unis en plus de sa puissance économique, son industrie du cinéma contribue à faire de ce pays le premier au classement mondial.

Celui qui est décédé 24 heures avant de prendre son vol pour le Burkina Faso où il devait présider le jury du long-métrage fiction de la 29ème édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) est cité aux côtés d’une autre sommité du Burkina et de l’Afrique, le Pr Joseph Ki Zerbo.

Chercheur et auteur de 7 ouvrages sur les relations africaines, le Dr Mohamed Abdekerim  fera savoir que l’encyclopédie de 09 volumes de Joseph Ki Zerbo publiée par l’UNESCO et traduit en 09 tommes en arabe est une référence mondiale pour tout chercheur désireux de travailler sur l’Afrique.

Si ces grands noms ont marqué d’une tache indélébile le monde à travers leurs savoir et savoir-faire, le Dr Mohamed Abdekerim  dira que beaucoup reste à faire pour faire significativement remonter les pays d’Afrique dans le classement ce qui est synonyme de « défense de ses intérêts et d’imposition de ses décisions ». Des défis qui à ses dires se situent  notamment sur le plan économique et de la bonne gouvernance, des critères phares du Global Power Index.

Cependant, la richesse culturelle de l’Afrique est selon lui un atout notamment dans le domaine des textiles qui marque aujourd’hui les esprits et positionne le continent là où ailleurs les cultures ont tendance à s’effacer.

Mohamed Dagnoko