Pour l’atteinte de son objectif qui est de favoriser la stabilisation des zones fragilisées du Mali à travers des projets structurants, le projet Jeunesse et Stabilisation, financé par l’Union Européenne, vient de lancer les travaux de réalisation de plusieurs infrastructures socioéconomiques et aider les comités de gestion dans des régions du Sud.

Construction et équipement de salles de classes, construction de salle de vaccination, réalisation d’adduction d’eau, de périmètres maraichers et de centre d’état civil sont entre infrastructures qui seront réalisées dans les communes de Kolokani, Nouga et de Diéma pour un montant de plus de 13 millions d’euros.

« Nous allons construire, réhabiliter et équiper 27 infrastructures dont 09 à Kolokani. Dans le cadre du programme nous allons doter des jeunes et les femmes de moyens de productions maraichères et de transformation de produits agricoles. En plus de ça, nous allons aussi appuyer les jeunes dans la mise en œuvre d’initiatives en faveur de la paix et de la cohésion sociale »  dit le coordinateur régional du PROJES, Mohamed Adama Sidibé.

Cette phase 2 du PROJES qui va concerner les régions de Koulikoro et de Nioro du Sahel vise à reproduire les mêmes résultats acquis dans les régions du Nord en faveur de la création d’emplois et de la stabilisation.

 « Ces nombreux projets peuvent créer des emplois au profit des jeunes. Cela va empêcher les groupes armés de les enrôler. Donc nous pensons que ces projets vont beaucoup contribuer et impacter positivement le développement de nos zones » se réjoui Oumar Niafo, porte-parole des bénéficiaires.

L’Union Européenne en finançant ces projets contribuent aux côtés des autorités à ramener la paix au Mali.

« Nous savons que les foyers d’insécurités sont souvent animés par le manque d’emplois, la précarité, la pauvreté de façon générale. Donc quant on intervient pour l’insertion socioprofessionnelle des jeunes est une bonne chose » dit Alou Diarra, le préfet du cercle de Kolokani.

Il est également prévu l’accompagnement des comités de gestion dans ces régions pour des résultats durables.

Mohamed Dagnoko, envoyé spécial