Au Mali, le ministère de l’enseignement supérieur a pris la décision  ce jeudi de suspendre toutes les activités de l’Association des Élèves et Étudiants (AEEM) ce, jusqu’à nouvel ordre. Cette décision fait suite à des affrontements qui ont coûté la vie à un étudiant hier mercredi.

 Dans ce grin de sexagénaire au marché Dibidani de Bamako, le sujet à la UNE est lé décision de suspendre les activités de l’Association des Élèves et Étudiants du Mali. Une décision saluée par ces parents d’élèves qui considèrent que cette association n’a plus sa place dans le milieu scolaire

« Je pense que cela a pris trop de temps depuis le temps qu’on demandait cette suspension. Mais maintenant que c’est fait, nous espérons que cela va conduire à la dissolution pure et simple de cette organisation qui a trahi ses idéaux et fait plus de mal que de biens aux étudiants eux-mêmes » croit Adama Sangaré, appelé Monsieur le Maire au sein du grin.

Longtemps demandée après chaque affrontement entre étudiants avec son lot de morts et de blessés, ici c’est une décision courageuse qui est saluée.

« Nous apprécions très bien cette décision, car voulons le bien des enfants, c’est une décision courageuse à saluer et à soutenir par tous parents d’élèves » ajoute Mahamadou Coulibaly, parent d’élève et membre de ce même grin.

Débarquant suivi de plusieurs amis, Moussa Kouyaté, étudiant au sein de la faculté de Droit privé veut donner son avis sur ce qu’il considère une déviation du mouvement AEEM. Pourtant fervent défenseur, mais aujourd’hui il est convaincu que cette suspension était nécessaire pour repenser l’AEEM. « Nous sommes là, pour étudier et avoir nos diplômes. Et ce qu’on attend de l’AEEM, c’est nous aider à avoir nos droits pas de faire des victimes. Donc je soutiens cette décision du ministère ».

Pour Oumar Koita, la décision de suspendre l’AEEM n’est pas une bonne décision car au-delà des déboires cette association à un rôle à jouer.

« L’AEEM commet beaucoup de fautes depuis un certain temps. Je comprends donc que beaucoup puissent saluer cette décision. Mais il ne faut pas oublier que grâce à l’AEEM beaucoup d’abus sont éviter et les étudiants mis dans leurs droits. C’est pourquoi je ne pense que suspendre tout un mouvement pour des actes isolés de certains, qui sont d’ailleurs connus, soit la solution »

Bien que beaucoup appréciée, certains estiment que cette période de suspension doit être mis à profit pour repenser cette association et son fonctionnement et non conduire à sa dissolution.

Mohamed Dagnoko