Le gouvernement malien vient d’interdire les activités des partis politiques. Une décision qui est diversement appréciée au sein de la population malienne.
Dans ce groupe d’amis ce jeudi matin, le sujet dominant est la suspension des activités des partis politiques et des activités politiques des associations. Ici, l’on ne partage pas l’avis du gouvernement.
« Nous sommes au XXIème siècle, nous sommes en démocratie, et c’est la diversité des opinions et des avis qui fait la beauté de ce système politique. Alors interdire les partis politiques d’exercer reviendrait à renier la démocratie même » dit le journaliste Badou Koba pour marquer son désaccord avec cette décision du gouvernement.
Au chômage à cause des décisions de suspensions de certaines organisations, Siaka Niamato Diarra estime que cette décision est due au manque de solidarité des uns envers les autres.
« À chaque fois que des décisions ont été prises pour suspendre ou pour dissoudre personne n’a levé le petit doigt. Les organisations suspendues ont dû se débrouiller seules. La conséquence aujourd’hui c’est que le tour peut arriver à chacun »
Pour le vieux Mamadou Djiré, habitant en commune V du district de Bamako, avec plus de 280 partis politiques pour quelques 22 millions de maliens, il y a lieu de faire un état des lieux à partir de cette décision.
La haute autorité de la communication vient d’interdire aux médias la couverture des activités des partis politiques.
Mohamed Dagnoko





