Les autorités de la transition malienne ont décidé de suspendre les activités des partis politiques et les activités à caractères politiques des organisations. 24 heures après cette décision qui vise à “préserver l’ordre public” des maliens de divers corporations donnent leurs avis.
La « UNE » des journaux dans les kiosques traite majoritairement de la suspension des activités des partis politiques. Membre du cadre de réflexion pour la poursuite sereine des réformes engagées qui a annulé son point de presse après cette décision, Aseydou Abouzidi Maïga donne son avis.
« Si c’est pour maintenir l’ordre public, je pense que c’est une bonne chose. Il faut permettre une certaine sérénité autour de la mise en œuvre des réformes et des écoutes au niveau du Conseil National de Transition au tour de la charte des partis » dit-il
Intervenant dans une période qui a vu la recrudescence des attques des groupes armés, cette décision vient à point nommé selon certains.
« Nous sommes dans une crise sécuritaire. La question des élections peut vraiment attendre. C’est pourquoi je pense que cette décision de suspension est très salutaire » se réjoui Ibrahima Koïta, membre de la société civile.
Les derniers évènements entre les militants des partis politiques et d’autres regroupements de soutien aux autorités de la transition qui ont failli virer à l’affrontement expliquent cette décision.
« C’est vrai que cette décision porte atteinte à la liberté d’opinion et surtout de réunion. Mais au vu de la situation actuelle il fallait prendre des décisions pour éviter des affrontements » estime le journaliste Moussa Bibaly Sidibé.
Après une première suspension entre Avril et juillet 2024, c’est pour la deuxième fois que les activités des partis sont suspendues sous la transition.
Mohamed Dagnoko





