Les fidèles musulmans ont célébré l’Eid El Kebir le lundi 17 juin dernier. Pour leur permettre de récupérer de cette journée de fête, pouvoir respecter la tradition des salutations dans les familles et le retour de ceux partis fêter dans leurs villages, le gouvernement a conformément aux textes  chômé la journée du mardi du 18 juin.

Le travail devait donc pleinement reprendre le mercredi 19 juin. Un tour en ville ce jeudi 20 juin pour constater que les activités n’ont pas repris dans plusieurs secteurs. « Dans l’administration c’est le service minimum. Beaucoup ne sont pas sur place et pour les rares qui viennent ils repartent avant l’heure de la descente, on a l’impression que la fête n’est pas encore finie » dit Boubacar rencontré à la  sortie de la cité administrative.

N’étant pas fonctionnaires donc pas concernés par la mesure, les commerçants aussi sont aux abonnés absents au niveau du grand marché de Bamako. Seules quelques boutiques ont ouvert.  « On ouvre parce qu’on a fini de fêter et on a rien à faire à la maison sinon, pour dire vrai, il n’y a pas de clients » admets Moussa, vendeur de tissus.

Autre baromètre pour constater ce sentiment de fête encore dans la ville c’est la circulation. Elle est fluide depuis quelques jours. Pour la boutade, certains disent que c’est parce que « les villageois ne sont pas encore revenus ».

Que l’on soit fonctionnaire ou pas, ici, l’on est d’avis que les activités ne reprendront pleinement que le lundi 24 juin.

Mohamed Dagnoko