À 24 heures de la fête de la Tabaski au Mali, les parcs à bétails sont les plus fréquentés. Chaque père de famille voulant s’offrir un bélier pour l’occasion. Mais cette année comme les précédentes, le constat est le même : le prix de l’animal a augmenté.
Avec la mesure de fermeture de nombreux parcs à bétails à Bamako suite à l’attaque du camp de la gendarmerie en Septembre dernier, c’est dans les rues que quelques commerçants espèrent ferrer les clients. Même si cette pratique a été aussi interdite par le gouverneur, il n’est pas rare d’en trouver à Bamako. Une situation qui selon les vendeurs n’est pas sans conséquences sans compter les difficiles conditions d’acquisitions du mouton.
« Les moutons que nous achetions à 100 mille, nous les achetons maintenant à 150 mille. Ce n’est pas facile de les écouler à ces prix et aussi l’aliment bétail coûte cher et la crise sécuritaire n’est pas pour arranger les choses. Le prix des moutons que je propose varie entre 130 mille et 250 mille » explique Harouna Diabaté, vendeur.
Crise sécuritaire, coût élevé de l’liment bétail et conditions de transports sont entre autres raisons évoquées par les commerçants pour justifier les prix au grand dam des clients.
« Je viens d’acheter mon moutons à 250 mille alors que l’année passée je pouvais l’avoir à 175 mille ou 190 mille. Le constat c’est que le prix des moutons ne cessent d’augmenter. À cette allure on ne sait plus quoi faire » dit Bourama Dembélé qui vient d’acquérir son mouton.
Contrairement à Bourama Dembélé, Moussa Diarra lui peine encore à trouver un mouton à hauteur de sa bourse et constate aussi les écarts de prix année agrès année.
« Pour le moment je n’ai pas pu en acheter. C’est vraiment cher et c’est une tendance que nous observons depuis quelques années. Chaque année on peut constater que le prix augmente de 20 à 25 mille par rapport à l’année d’avant. Pour avoir un mouton aujourd’hui, il te faut au minimum 100 mille francs CFA » se plaint Moussa Diarra.
Tout comme Moussa Diarra, ils sont nombreux à ne pas avoir encore pu acheter le mouton mais sont sûrs d’une chose, c’est qu’ils auront leur mouton avant la fête. Mais à quel prix ?
Mohamed Dagnoko





