Les deux responsables de la prochaines télévision de la confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) sont désormais connus. Il s’agit des maliens, Salif Sanogo et de Sékou Tangara, respectivement coordinateur et coordinateur adjoint.
Cette décision rendue publique ce jour par le ministère de la communication, de l’économie numérique et de la modernisation de l’administration fait suite à l’appel à candidature lancé le 10 Novembre dernier.
Ainsi, plusieurs candidatures des trois pays de l’AES ont été réceptionnées et à l’arrivée, ce sont, selon le communiqué du ministère de la communication nos deux compatriotes qui ont été classés premiers. Un résultat juste pourrait-on dire quand on connait les qualités, le parcours et le professionnalisme de ces deux responsables de la télévision AES.
Formé au Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI) de Dakar puis à l’école de journalisme de Lilles en France, Salif Sanogo a été conseiller en communication de l’Ambassade du Mali aux États-Unis, Directeur de la télévision nationale après un long parcours de journaliste Reporter au sein de l’office Radiotélévision du Mali (ORTM) où, il a gravi les échelons. Celui qui avait déjà été retenu pour coordonner la radio du G5 Sahel avant que ce projet ne soit stoppé est donc en terrain connu.
Son second, Sékou Tangara, est depuis plusieurs années le premier responsable de la télévision panafricaine, Africable Télé. Professionnel jusqu’au bout des ongles, il est depuis de nombreuses années une figure majeure de l’audiovisuelle malien à travers son émission politique « débat du dimanche ». À défaut des données de l’audimat, il peut se targuer d’avoir pendant très longtemps, réuni devant les petits écrans chaque dimanche soir une grande part des téléspectateurs maliens.
Présent lors des grands rendez-vous, interviewer de personnalités influentes et de chefs d’État, avec Salif Sanogo, ils forment une belle paire.
Une paire qui a la lourde mission de mettre en avant l’AES à travers ses piliers politiques, sécuritaires et de développements. Le but étant de changer le narratif sur ces trois pays qui ont décidé de prendre en main leur destin et qui font très souvent face à des cabales médiatiques.
Les recommandations du récent panel de haut niveau tenu à Bamako à l’endroit des journalistes et des communicants sur leur rôle face à une cabale médiatique, qui a d’ailleurs été modéré par Salif Sanogo trouveront certainement une place de choix dans leur feuille de route.
Mohamed DAGNOKO





