Le 22 Novembre 2023, le président nigérien Abdourahmane Tiani réservait au Mali sa toute première sortie. Il était à Bamako pour remercier le Mali à travers le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta qui avait décidé d’entrée en guerre avec la CEDEAO si elle venait à mettre à exécution sa menace de déloger par la force Tiani et ses hommes qui venaient de mettre fin au régime de Mohamed Bazoum.
Ce mardi 30 Septembre 2025, soit près de 2 ans, le général d’Armée, Abdourahmane Tiani n’a pas manqué de rappeler cet épisode et le soutien fort du Mali et du Burkina à l’endroit de son pays.
Ce soutien de ces deux pays à l’endroit du Niger dans un moment aussi délicat a été formalisé le 16 Septembre par la création de l’Alliance des États du Sahel (AES) après leur annonce de quitter la CEDEAO.
Ils iront plus loin en créant le 06 juillet 2024 la confédération de l’Alliance des États du Sahel. Et depuis, les trois piliers que sont la sécurité, la diplomatie et la développement constituent les axes stratégiques de coopération au sein de la confédération.
Sur le plan sécuritaire, l’état-major de la force conjointe basée à Niamey, malgré la formation en cours de bataillons mène des actions communes sur le terrain avec des résultats probants.
Sur la plan diplomatique, la vision partagée de l’AES jusqu’à la tribune des Nations-Unies fut un exemple. À une tribune où le monde est apparue encore plus divisée qu’il ne paraissait, la nouvelle confédération s’est démarquée par son unité et sa volonté de retrouver la paix.
En créant un banque de développement propre à la confédération et dont les mécanismes de fonctionnements seront dévoilés très prochainement, il faut croire que les dirigeants de la confédération mettent toutes les chances de leur côté pour faire réussir cette confédération dont la création a suscité des hostilités non encore dissipées.
Comme le dit souvent le président de la transition malienne, le général d’armée, Assimi Goïta « avec la voie que nous avons emprunté, il n’y a pas de retour possible ». Alors, tant qu’à aller de l’avant, il faut se donner les moyens d’arriver à bon port. C’est ce que le président nigérien, Abdourahmane Tiani, à sa sortie d’audience qualifiera de « révolution irréversible ».
Au-delà des sujets d’intérêts débattus en tête à tête et en comité élargie, il s’agissait pour le président Tiani lors de ce deuxième déplacement en terre malienne de remercier de nouveau le Mali qui selon ses mots s’est « sacrifié » pour que le Niger ne tombe pas.



