Samedi dernier, en plein meeting de campagne à Pennsylvanie, l’ex président américain et candidat à la présidentielle au compte du camp républicain, Donal Trump a été visé par des tirs. S’il s’en est sorti indemne, cette tentative d’assassinat sur sa personne ne manque pas de remettre au-devant la scène la sécurité des plus hautes personnalités.

 Au Mali, les tirs sur Donal Trump n’ont pas laissé indifférents. C’est tout d’abord un sentiment de surprise pour ceux qui, il était impensable que cet acte soit perpétré dans l’un des pays, sinon le pays le plus sécurisé au monde. Abdoulaye Traoré, en cette fin d’après-midi de dimanche, un pots e radio collé à l’oreille écoute les dernières évolutions de cette situation qui selon lui était impensable.

 « C’est inquiétant de voir qu’un ancien président de la plus grande démocratie au monde soit visé. C’est vraiment inquiétant surtout pour nos pays qui ne sont pas aussi forts comme les États-Unis ».  Cette crainte de Abdoulaye est soutenue par le fait selon lui que ce pays dispose de plus de moyens que nos pays du Sud pour sécuriser ses plus hautes personnalités. C’est d’ailleurs pourquoi il appelle à redoubler d’effort et de vigilance dans la sécurisation des présidents du continent et plus particulièrement ceux de l’espace sahélien.

Cette inquiétude de Abdoulaye Traoré est partagée par Mohamed Keïta. Iphone 13 en main, entouré de ses amis de grin, l’attentat contre Trump est au cœur de la discussion. Selon lui, compte tenu du bras de fer engagé par les présidents de l’AES avec leurs pairs de la sous-région et d’autres puissances internationales, ce qui vient de se passer aux États-Unis doit pousser à renforcer leur sécurité car « la sécurité à 100% n’existe pas ».

« Il faut protéger les dirigeants du monde et surtout chez nous, les présidents de l’Alliance des États du Sahel qui, s’ils sont attaqués aujourd’hui risque de mettre en péril nombre de projets de la confédération » enchaine-t-il.

Au-delà des personnalités, Aly Guindo pense que cette insécurité concerne même les simples citoyens. « C’est un sentiment d’insécurité. Surtout que nous considérons les États-Unis comme le pays le plus sécurisé du monde. Et qu’un ex président qui est candidat à la présidentielle de l’un des pays les plus puissants soit attaqué de la sorte ça fait peur et ça prouve que personne n’est en sécurité en ce moment ».

 Trump a eu la même chance que Ronald Reagan qui a lui aussi échappé à une tentative d’assassinat en 1981, mais John Firzgerald Kennedy, en 1963, a été moins chanceux car il en est mort.

A rappeler que quatre   présidents américains ont été tués lors de leur mandat.

Mohamed DAGNOKO