Le président de la transition a procédé au dépôt de la gerbe de fleurs ce 26 Mars au pied du monument des martyrs. Cette date marque la fin de 23 ans de gouvernance du régime militaire de Moussa Traoré et l’avènement de la démocratie au Mali.
Depuis 1991, chaque année, la République se souvient des martyrs tombés pour l’avènement de la démocratie au Mali. Une commémoration qui est marquée par le dépôt d’une gerbe de fleurs au pied du monument qui symbolise cette lutte héroïque du peuple malien. Militaire à la tête du pays, le président de la transition estime que cette commémoration doit être mis à profit pour faire le bilan de la démocratie malienne.
« Au-delà de la célébration de cette journée, il s’agit en réalité pour nous de faire le bilan de la démocratie malienne après 33 années d’exercice. Cela nous permettra non seulement d’évaluer le chemin parcouru afin de se projeter avec sérénité » pense le président de la transition.
Cela est d’autant plus important que même pour les acteurs de cet évènement, il est temps de questionner la démocratie malienne et de sortir de ce cycle de perpétuel recommencement. Secrétaire administratif de l’Amsuneem, compagnon de route de Abdoul Karim Camara dit Cabral, Saloum Dédéou Traoré ne manque de souligner que la démocratie malienne n’a pas été à la hauteur de l’espoir qu’elle a suscité à sa naissance. « Nous sommes dans un perpétuel recommencement qu’il faudra changer impérativement. Il faut se le dire, la démocratie malienne n’a pas été sur de bons rails d’où tous ces problèmes que nous vivons ».
Ce 33ème anniversaire de la journée des martyrs est une occasion pour l’association pour la défense des victimes de répression de Mars 91 d’appeler les maliens et acteurs politiques à ce souvenir des martyrs et de la cause pour laquelle ils ont donné leur vie.
« Avant le 26 Mars, aucun malien ne doit oublier le vendredi rouge. Ce 22 Mars, ce sont plusieurs maliens qui sont tombés pour la démocratie soit. Alors il est du devoir de chaque malien de faire en sorte que leur sacrifice ne soit pas vain » dit Abdoulaye Dembélé, président de l’association des victimes de repressions de Mars 91.
Juste à côté du monument, dans la cour de la pyramide du souvenir, une liste non exhaustive des martyrs accueille les visiteurs à fin que nul n’oublie que la démocratie au Mali a été chèrement acquise.
Mohamed DAGNOKO





