Depuis que le régime algérien a abattu un drone malien se trouvant sur le territoire malien et les décisions de rappels des Ambassadeurs, les forces armées maliennes et leur partenaires russes multiplient les frappes à la frontière avec l’Algérie. Objectif, détruire les dernières bases des groupes terroristes qui ont trouvé refuge dans la zone.
Les frappes de drones dans la nuit du 21 au 22 Avril dans la zone de Talhandak située à 82 Km au Nord-Est de Tessalit ont visé des cibles terroristes faisant un bilan de deux véhicules détruits et une dizaine de terroristes neutralisés comme l’a annoncé l’armée dans un communiqué. Une opération d’envergure qui s’est intensifiée depuis que l’Algérie a abattu un drone malien pourtant sur le territoire malien dans la nuit du 31 Mars au 01er Avril.
« C’est une lutte implacable, une lutte contre le terrorisme mais surtout une lutte pour la maitrise de l’espace aérien et terrestre par les forces armées maliennes. C’est pour montrer que malgré les tentatives visant à attaquer et déstabiliser l’armée malienne que les forces armées maliennes ont la capacité d’intervenir sur l’ensemble du territoire national » analyse, Dr Ahmadoun Touré, Enseignant chercheur en science politique à la faculté des sciences administratives et politiques de Bamako.
48 heures avant ces frappes d’envergures se tenait au palais présidentiel le conseil supérieur de la défense pour faire un état des lieux des opérations. Des opérations appréciées par des populations qui avaient organisé de grandes manifestations pour dénoncer les agissements de l’Algérie.
« Au niveau de la frontière algérienne on peut faire allusion aux difficultés entre les deux pays suite au drone malien qui a été abattu par l’Algérie. Ces opérations se justifient de la part du Mali » estime Boubacar Diarra, citoyen malien.
Pour certains, cette tendance doit être maintenue pour définitivement libérer le Nord du pays de la présence de ces terroristes.
« C’est un signal fort pour montrer à l’Algérie et aux autres que le Mali ne va pas céder une partie de son territoire à qui que ce soit » dit Aly Traoré.
Ces opérations se déroulent au moment où entre le Mali et l’Algérie la tension est encore vive, le premier accusant le second de parrainer le terrorisme dans le Sahel.
Aly Kanté





