Dans le cadre du Projet de Restauration des Terres Dégradées au Mali (PRTD-Mali) du ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, le ministère de l’élevage et et de la pêche a reçu 7 milliards de Fcfa pour contribuer à l’atteinte des objectifs pour les 5 prochaines années. Deux projets structurants qui ont déjà bénéficié de financement ont été visités par les deux ministres et leurs délégations.
C’est à Donéguébougou, situé à une trentaine de kilomètres de Bamako qu’est implantée l’entreprise CAPEJ-Mali qui fait dans la volaille, le bétail et surtout dans la production de géniteurs pour les différentes écloseries du Mali et d’ailleurs. Ayant bénéficié d’un financement de 75 millions de Fcfa de la part du ministère de l’élevage dans le cadre du Projet de Restauration des Terres Dégradées au Mali, CAPEJ-Mali produit aujourd’hui entre 200 et 300 mille géniteurs par an, de quoi assurer une certaine autonomie.
« Avant, pour des projets il nous fallait importer. Mais aujourd’hui nous avons la capacité de servir ici au Mali et d’exporter vers le Burkina, le Niger et au Sénégal où des partenaires sont prêts à travailler avec nous. C’est dire qu’avec mon équipe de 25 employés permanents et d’autres non permanents nous travaillons d’arrache-pied pour satisfaire les besoins locaux et contribuer à l’autosuffisance » dit Cheick Oumar Diaouré Maïga, le promoteur de Capej-Mali.
À l’issue de cette mission de supervision, le ministre de l’élevage et de la pêche s’est félicité de la qualité des géniteurs produits facteur selon lui de maitrise des coûts sur le marché et surtout de contribution à l’autosuffisance alimentaire.
« Voir aujourd’hui une entreprise qui fait des géniteurs de qualité et qui sont revendus dans tout le pays c’est un plaisir car c’est ce qui manquait pour non seulement maîtriser le coût et aussi aller vers notre autonomie. L’année dernière la filière poisson c’était 122 mille tonnes dont 9 mille tonnes issue de la pisciculture ce qui dénote de la performance de ce secteur qui, dans les années à venir, j’en suis sûr va permettre de rendre le secteur plus productif et plus dynamique » croit fermement le ministre de l’élevage et de la pêche, Youba Ba.
Financé par la Banque Mondiale, le projet à comme entre autres objectif l’amélioration de la résilience des moyens de subsistances locaux conformément à la vision des plus hautes autorités.
« Aujourd’hui nous pouvons dire que nous consommons le poisson que nous pêchons et produisons. Avoir des banques de géniteurs de qualité entre en droite ligne de la vision des plus hautes autorités qui est d’assurer la disponibilité du poisson à des coûts abordables pour les maliens. Qui dit production de poissons dit l’amélioration de la sécurité alimentaire et aussi la promotion de la chaîne de valeur. En plus de la production et de la vente du poisson, nous allons vers sa transformation. Dans cette poissonnerie dans laquelle nous nous trouvons ici à Safo, il y a un four de fumage ce qui veut dire que nous arrivons à assurer la chaine de valeur » a dit Doumbia Mariam Tangara, ministre de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable visiblement satisfaite des progrès réalisé sur le terrain.
Produits par CAPEJ-Mali et vendus ici à Safo dans cette poissonnerie qui a reçu 72 millions de Fcfa du projet, tout est fait pour maitriser la chaine de valeurs pour une meilleure réussite du PRTD.
Mohamed Dagnoko





