Depuis bientôt un mois, la capitale Bamako vie une pénurie de carburant sans précédent. Une pénurie causée par la multiplication des attaques terroristes sur les principales voies d’approvisionnement. Conséquences : le pays tourne au ralenti.

Tous les secteurs d’activités sont impactés. Le gouvernement a dû fermer les salles de classes pour une durée de deux semaines le temps de trouver une solution à cette crise du carburant.

Si cette mesure a été saluée par les parents d’élèves, les enseignants et les responsables de l’école, le gouvernement a pris d’autres mesures pour permettre d’atténuer les conséquences de cette pénurie.

La mise sur les trajet principaux des différentes communes de cars pour faciliter les déplacements des citoyens en fait partie. Une mesures qui, si elle ne résoud pas totalement le problème est considérée comme une bouffée d’oxygène par les usagers.

« Avec la pénurie, le prix du transport des sotrama s’est envolé. Déjà qu’il est difficile d’en avoir, les seules sur les trajets taxaient exagérément les clients que nous sommes. Ces bus sont une très bonnes choses pour nous » se réjouit un bénéficiaire de cette mesure.

Tout comme lui, ils sont des centaines à saluer cette décision du ministère des transports et souhaitent pour beaucoup qu’elle se pérennise au-delà de cette période crise.

« Avec les cars, il y a moins d’accidents, les places sont confortables toutes choses que ne garantissent pas les sotramas » dit Issa pour expliquer sa volonté de voir la mesure perdurer.

Une autre décision prise par les autorités est celle de désigner des stations spécifiques où peuvent se ravitailler les policiers et les militaires. Une autre décision saluée car, depuis le début de la crise, le reproche des populations à l’endroit des forces de l’ordre et de défenses qui selon elles « semaient le désordre » était repris en échos.

En les éloignant des autres stations, cela permet aux citoyens de ne plus subir leur diktat et surtout de préserver le respect dû aux forces de l’ordre et de défenses.

Une autre décision et non des moindres, prise il y a moins de 48 heures et de faire tourner les stations 24h/24, 7 j/7. Une décision qui aura le mérite de désengorger les abords des artères, de mettre fin au files d’attentes qui s’étendent souvent sur plus de deux kilomètres.

En attendant de trouver une solution définitive à cette crise, les autorités ne manquent pas d’initiatives pour permettre aux populations de pouvoir, à minima, continuer à se mouvoir et à faire tourner un temps soit peu l’économie du pays.

Mohamed DAGNOKO