Un ouf de soulagement pour les Petites et Moyennes Entreprises agricoles au Mali. Cet accompagnement de la Société Financière Internationale à la Banque Nationale de Développement Agricole va permettre aux PME de bénéficier des prêts pour la réalisation et la redynamisation de leurs projets dans un secteur qui souffre de manque de financement. La signature de cette convention va leur permettre d’accroître leurs rendements, de contribuer à la sécurité alimentaire et à la création d’emplois.
La Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) et la Société Financière Internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale, ont signé en fin du mois d’octobre une convention pour renforcer le financement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) dans le secteur agricole malien.
La cérémonie de signature de convention était présidée par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou. En présence de son homologue de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, du directeur national de la BCEAO, Baréma Bocoum, des représentants de la BID, de la KfW, de l’AFD, de Sanlam Allianz, de la BOAD, et de plusieurs partenaires techniques et financiers.
Ainsi, avec cette signature, la BNDA va obtenir un prêt de 40 millions USD, soit plus de 23 milliards de FCFA, de la Société financière internationale (SFI), filiale du groupe de la Banque mondiale, pour ce secteur qui est l’un des moteurs de l’économie du pays. En outre, selon les responsables, une enveloppe complémentaire de 10 millions USD toujours de la SFI, octroyé à la BNDA, sera consacrée au financement du commerce international, afin de faciliter les importations et exportations de biens essentiels.
Pour cette société financière, ce financement devrait permettre à la BNDA, de porter à plus de 270 millions USD son portefeuille de prêts aux PME au cours des cinq prochaines années. Les fonds cibleront principalement les petits exploitants agricoles, les coopératives et les entreprises respectueuses de l’environnement.
<< Le dispositif prévoit que 25 % des prêts bénéficient à des entreprises dirigées ou détenues par des femmes, tandis que 10 % seront consacrés à des projets liés à l’agriculture climato-intelligente, aux énergies renouvelables et à l’irrigation durable. Ce prêt pourrait augmenter de près de 90 % le portefeuille de financements verts de la BNDA, et générer entre 8600 et 14 200 emplois directs et indirects sur 5 ans >>, ont-ils précisé.
<< La BNDA est la banque la plus proche du monde rural et de l’économie nationale. J’ai été impressionné par la compétence, la rigueur et la transparence de l’équipe dirigeante de la BNDA. Ce partenariat est un engagement pour le Mali et pour son économie réelle >>, a indiqué Aliou Maïga, Directeur régional Afrique de la SFI.
Pour lui, il s’agissait du premier accord de ce type signé par la SFI avec une banque publique malienne. Il a donné l’assurance qu’une deuxième phase de partenariat, axée sur le renforcement des capacités et l’accompagnement stratégique de la BNDA, est également prévue pour consolider les acquis.
Pour Badara Aliou Coulibaly, Directeur Général de la BNDA, ce partenariat avec la SFI va leur permettre d’accroître notre soutien aux agriculteurs, aux PME et aux femmes entrepreneures à travers le pays.
<< Il nous permettra également d’intégrer plus pleinement les solutions numériques et durables, élargissant ainsi l’accès au financement, stimulant la productivité et renforçant la sécurité alimentaire nationale >>, a-t-il ajouté.
Par ailleurs, il dira que la SFI apportera un accompagnement technique à sa banque, afin d’améliorer entre autres : sa stratégie de prêt agricole, sa gestion des risques et l’intégration des principes de finance verte et d’égalité des sexes.
<< Des outils de notation de crédit adaptés aux besoins des PME seront également développés pour mieux soutenir les entrepreneurs et les coopératives >>, a-t-il fait savoir.
À en croire le directeur général de la BNDA, cette convention est bien plus qu’un appui financier. Elle consacre la reconnaissance internationale de la BNDA comme acteur clé du développement durable au Mali.
Il a remercié la SFI pour la confiance placée en la BNDA et réaffirmé l’engagement de son institution à garantir une utilisation transparente et efficiente des ressources.
Alousseni Sanou, ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousseni Sanou, à sa suite, dira avec fierté que la BNDA est une banque publique exemplaire, symbole de réussite et de confiance, grâce à la rigueur, la transparence et la bonne gouvernance qui la caractérisent.
<< Le fait que la SFI, habituée à investir dans les banques privées, choisisse la BNDA, démontre la confiance qu’elle accorde à sa gouvernance. C’est une consécration pour la banque publique malienne >>, a-t-il déclaré.
Ancien cadre de la BNDA, le ministre Sanou a saisi l’occasion pour interpellé la BCEAO sur la nécessité d’un meilleur accompagnement des banques nationales dans le refinancement des crédits agricoles et des projets structurants, afin de soutenir la relance économique du pays.
Moussa Sékou Diaby




