Le ministère de l’éducation nationale vient d’annoncer que conformément à son communiqué du 26 Octobre dernier, les cours vont reprendre le 10 Novembre prochain après deux semaines de suspension.

Une suspension qui faisait suite à la crise du carburant qui empêchait les parents d’amener leurs enfants à l’école et aux enseignants d’être réguliers dans les salles de classes.

Sauf qu’avant ce communiqué du ministère, ils étaient nombreux à se poser des questions sur un éventuel report de la date de reprise des cours. Car, à l’heure actuelle, s’il est vrai que nombreux efforts sont consentis pour ramener la situation du carburant à la normale, force est de constater que les files d’attentes restent encore longues devant les stations.

Reprendre les cours dans ces conditions, sur toute l’étendue du territoire nationale alors même que, contrairement à Bamako, des régions entières sont sans carburant depuis longtemps, c’est privé de nombreux élèves de leur droit à une éducation de qualité.

Certes, un long report n’est pas sans conséquences sur le calendrier scolaire mais reprendre les cours alors que toutes les conditions ne sont pas réunies risque d’être encore plus dommageable.

S’assurer d’un meilleur approvisionnent en carburant avant toute reprise des cours, c’est l’idéal. Mais reprendre les cours alors même que la situation n’est pas totalement résolue pourrait traduire une illisibilité du département sur la gestion définitive de la question du carburant. Ce qui n’est pas sans crainte.

Mohamed Dagnoko