Arrêté à l’aéroport Félix Houphouët Boigny d’Abidjan depuis le mois de juillet , Mamadou Hawa Gassama attend son jugement prévu au mois de Décembre.

Placé sous mandat de dépôt pour « outrage, incitation à la haine et déstabilisation des institutions », le membre du Conseil National de Transition et député pendant plusieurs mandatures pour le compte de Yélimané, Mamadou Hawa Gassama semble être oublié de ses compatriotes.

Depuis sa mise sous mandat de dépôt aucune action d’envergure n’a été entreprise, en tout cas pas de façon officielle et visible pour sa libération. L’ancien ministre de la justice, Me Mamadou Ismaïla Konaté qui assure sa défense se bat comme un beau diable pour obtenir sa libération. Il aura sa réponse au mois de décembre lors du jugement de Mamadou Hawa Gassama.

Aujourd’hui, ils sont nombreux, ses concitoyens qui souhaitent voir l’homme recouvrer la liberté et rejoindre son pays.

La trentaine révolue, assurant un poste d’assistante de direction, C. Dicko fait partie de cette minorité de jeunes maliens qui s’intéressent de très près à la chose politique et aux rapports bi et multilatéraux du Mali.

Suivant l’affaire Mamadou Hawa Gassama depuis son arrestation, elle dit ne pas comprendre l’immobilisme du côté Mali pour faire libérer Mamadou Hawa Gassama. Si elle se dit consciente des lois internes des pays et de l’indépendance de la justice ivoirienne elle dit aussi savoir que dans le cas de l’arrestation d’une personnalité jouissant d’une immunité parlementaire des leviers diplomatiques peuvent contribuer à sa libération.

À défaut de ces leviers compte tenu des relations tendues entre le Mali et la Côte d’Ivoire elle dit qu’elle aurait aimé voir des actions au sein de la société civile pour apporter un soutien à Mamadou Hawa Gassama.

Mohamed Dagnoko