Depuis quelques jours la situation sécuritaire au Mali fait la « UNE » de nombreux médias notamment internationaux. Le ministre des Affaires Étrangères du Mali a mis à profit la tenue du premier salon de la défense et de la sécurité qui se tient à Bamako pour faire le point de la situation.
Sans la langue de bois habituelle que savent très bien manier les diplomates, Abdoulaye Diop est allé avec un langage direct et franc face aux journalistes de plusieurs médias étrangers et des médias locaux.
De prime à bord, il fera savoir que la tenue du salon de la défense et de la sécurité, avec la participation des délégations venues du continent et du monde est le témoignage que tout ce qui se dit sur les plateaux de certains médias n’est que pure « affabulation ».
Pour revenir à la situation sécuritaire du pays, il admettra qu’effectivement il y a des problèmes liés à la multiplication des attaques terroristes sur les grands axes routiers ce qui a « perturbé » l’approvisionnement du pays en carburant. Mais il s’est empressé d’ajouter que des dispositions sont prises par les autorités pour rétablir la situation et « sécuriser les routes ».
Cette soudaine recrudescence des attaques visant les « cibles molles » de la part des terroristes fuyant la « puissance de feux des forces armées » est selon lui l’application d’une stratégie mûrement réfléchie dans les chancelleries des pays sponsors du terrorisme au Mali. Il en veut pour preuve, la coordination parfaite entre ces attaques et la « cabale médiatique » qui a avisé le pays dans le même temps.
À la question de savoir qu’elle est l’apport des autres pays de l’Alliance des États du Sahel dans le « rétablissement de la situation », le ministre Diop dira que les actions de ces pays à l’endroit du Mali s’inscrivent dans la cadre de la confédération et de ce fait n’ont « aucunement besoin d’être médiatisées ».
À l’endroit de l’Union Africaine qui propose une intervention internationale au Mali, Diop dira que « nous avons pendant près de dix ans accueilli les armées du monde entier chez nous. Les résultats n’ont pas été satisfaisants. Nous essayons autre chose. Donc ce que demande l’UA ne peut se faire sans la volonté des maliens et la volonté des maliens aujourd’hui c’est d’assurer leur propre sécurité dans le cadre de la confédération »
Confiant en la capacité des forces armées maliennes, le ministre Diop a surtout salué la « maturité » du peuple malien qui a su être résilient et a compris que ce qui se tramait visait à orchestrer un soulèvement et renversement des autorités en place.
Pour finir il dira que ce salon est le témoignage éloquent de la volonté des autorités maliennes à collaborer avec tous les partenaires à condition que cela se fasse dans le respect mutuel car selon lui « les chaînes de la colonisation sont brisées ».
Mohamed Dagnoko





