Ce qui se passe en Guinée Bissau n’est ni plus ni moins qu’un sabotage du processus électoral qui devait permettre à l’opposant Fernando Dias d’accéder à la magistrature suprême.
L’intervention des militaires à moins de 24 heures de la proclamation des résultats provisoires pour arrêter le président sortant Embalo et pour disent-ils maintenir l’ordre cache bien mal un complot pour empêcher l’opposition de gagner.
Sur ce coup, personne n’a été dupé. Dès les premières heures, les voix se sont élevées contre cette machination qui n’est pas sans rappeler le scénario gabonais.
Bien que son pays lui ai accordé l’accueil, le premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, qui était devant l’assemblée nationale a dit tout le mal qu’il pensait de cette situation en terme crus « Ce qui s’est passé en Guinée-Bissau nous savons tous que c’est une combine. Et ce n’est pas normal. Pour faire court, le processus électoral doit être mené à bout… ».
Suffisant pour comprendre que même ceux qui lui offre gîtes et couverts n’ont aucune confiance à Umaru Embalo.
Mais malgré toute cette évidence, la CEDEAO a cru bon de réchauffer l’un de ses communiqués qu’elle ressort en pareilles occasions. Elle a suspendu le pays et condamné le coup d’État.
Elle feint d’ignorer que tout ce qui arrive à ce pays est le fait de Embalo avec sa complicité. Sous prétexte de coup d’État manqué, il a dissout l’Assemblée Nationale et s’est donné le temps qu’il voulait pour organiser des élections qu’il était d’ailleurs sur le point de perdre.
C’est cette même CEDEAO, qui a vu ses émissaires mis à la porte par Embalo, qui aujourd’hui se positionne en chantre de la démocratie. Face à cette attitude de la CEDEAO, la seule réponse de Ousmane Sonko suffit « pour la CEDEAO et consort, vous savez déjà ce que j’en pense ».
Mohamed DAGNOKO





