Après la  diffusion sur plusieurs médias étrangers d’un encerclement de Bamako par les groupes terroristes alors qu’il n’en était rien, le centre d’information gouvernemental du Mali et ses partenaires ont tenu à organiser un panel de haut niveau pour plancher sur l’attitude des journalistes et des communicants dans ce genre de situation.

Ils sont de la presse publique, de la presse privée, des fait faitières des médias et de l’armée. Tour à tour, ces premiers responsables de médias et structures étatiques de communication ont pris la parole pour édifier les nombreux confrères et consœurs sur ce qu’il y a lieu de faire quand de fausses informations sont distillées depuis des médias étrangers.

« Il faut que les gens se mettent ensemble pour coordonner les actions et que chacun se dise qu’il a un rôle important à jouer. Cela passe nécessairement par l’union sacrée des hommes de médias non pas pour défendre une idéologie mais pour défendre la  vérité en donnant la bonne information » indique Bandiougou Danté, président de la maison de la presse.

Pendant deux tours d’horloges, les échanges francs entre journalistes a permis d’édifier plus d’un sur le rôle des acteurs de l’information pour contrer les fausses informations diffusés sur l’actualité malienne.

« Nous retenons qu’il s’agit du Mali et que les médias doivent jouer leur rôle et l’État doit les aider dans ce sens car il est question de l’existence du Mali » dit le journaliste, Boureïma Soulo.

Dotée d’un site web, d’une radio et même d’un Web Tv, la Direction de l’information et des Relations publiques de l’armée estime, après les échanges que des efforts seront fait à leur niveau pour mieux contrer les Fake News.

« Le citoyen malien a aujourd’hui besoin de bonnes informations et pour ce faire nous devons être proactifs à donner l’information sur les opérations afin de rassurer les populations » a dit le Colone-major Souleymane Dembélé, directeur de la DIRPA.

Les recommandations de ce panel organisé par le CIGMA, la maison de la presse et la DIRPA devront permettre aux journalistes et communicants de savoir que faire, comment le faire pour éviter que le pays bascule du fait des Fake News.

Mohamed DAGNOKO