Dans son édito du jour dans le quotidien sportif français « l’Équipe », Vincent Duluc écrit « pour la joie de son coéquipier ukrainien Illias Zabarnyi et de quelques autres, il aurait été plus simple que Safonov ne soit pas russe… ».

Comme quoi, la politique a définitivement intégrée le football. Cette consécration du Paris Saint Germain (PSG) grâce à son portier russe arrive juste au moment où le premier ministre britannique, Keir Starmer somme le russe Roman Abramovich, ancien propriétaire de Chelsea de reverser les 2,5 milliards de livres sterling fruit de la vente de Chelsea à l’Ukraine pour dit-il « compenser les victimes de la guerre illégale menée par Poutine ».

Taiseaux et sérieux, Safonov a toujours fait le dos rond quand la presse française relayaient les propos de son coéquipier ukrainien, Illias Zabarnyi sur son incapacité à sympathiser avec le russe. D’ailleurs  selon de nombreux médias  Zabarnyi a  été avec Lucas Chevalier les derniers à accourir pour célébrer Safonov qui venait de repousser 4 tirs au but sur 5 des joueurs de Flamengo.

Si pour Lucas  Chevalier, recruté pour remplacer Donnaruma cela peut s’expliquer par la frustration et surtout la peur de voir son statut de titulaire désormais contesté, pour Zabarnyi l’on comprend facilement que, courir pour célébrer un russe, lui qui a toujours mélangé politique et sport, était la dernière chose qu’il aurait aimé faire. Mais comme pour reprendre Duluc « une finale ne choisit pas son héros ». Ici le héros tout désigné était Sofonov. Il était donc obligé de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Il a…célébré le russe.

Tout comme lui, la célébration de ce sacre inédit du PSG et pour le football français aurait plus simple si c’était Lucas chevalier qui était le héros du soir. Car en célébrant Sofonov, ceux qui n’ont jamais réussi à séparer le foot de la politique pensent célébrer la Russie.

Ce exploit de Sofonov sonne donc comme un pied de nez à Zabarnyi et à tous ceux qui sont dans la même situation que lui.

Mohamed DAGNOKO