Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko était face aux députés hier mardi. Entre autres sujets évoqués, il est revenu sur la question du financement de l’économie sénégalaise lui qui, depuis plusieurs mois entretient un bras de fer avec le Fonds Monétaire International (FMI) sur la « restructuration de la dette sénégalaise ».
Sur cette question, il dira face aux élus de la nation sénégalaise que le Sénégal et l’Afrique en général n’ont pas besoin d’annulation de la dette, ils n’ont pas besoin de restructuration, ils ont besoin de marge de manœuvre. Et pour ce faire, il demande aux créancier d’accorder un « répit de 20 à 30 ans pendant lesquelles vous ne vous préoccuperiez pas du service de la dette ».
Aux bailleurs de fonds et aux institutions de Breton Woods il dira qu’ils n’ont pas besoin d’austérité mais de croissance car croit-il, les 30 prochaines années seront celles de la « croissance économique extrêmes dynamique pour le continent ».
Après le décollage de la Chine 1980, de l’Inde en 2000, le Premier ministre sénégalais croit que c’est désormais au tour de l’Afrique de prendre son envol.
Si c’est le tour de l’Afrique, il croit que cela passe par « viser une croissance annuelle endogène d’au moins 10% avec un effort particulier dans les domaines de l’infrastructure et de l’éducation et un groupe de leader africains partageant la même volonté politique ». C’est selon lui les clés pour lancer le mouvement vers la croissance de l’Afrique.
Ce groupe de leader est selon lui très indispensable pour la mise en route de la machine car` l’on ne peut pas attendre que 55 pays soient alignés pour enclencher le processus.
Et comme pour soutenir sa thèse, il a fait appel aux propos de l’économiste américain, le Professeur Jeffrey Sachs qu’il a récemment rencontré à Addis-Abeba en Éthiopie qui disait « Ce qui intéresse le FMI, ce n’est pas votre développement, ce qui intéresse le FMI, c’est que vous restiez pauvres er sages ».
Mohamed DAGNOKO





