Les jours qui ont suivi les attaques complexes et coordonnées du 25 Avril n’ont pas été des plus calmes. Entre intensification des contrôles, instauration de couvre-feu et multiplication des opérations militaires avec des résultats encourageants comme l’indique les communiqués de l’état-major des forces armées, les groupes armés se réorganisent et commettent des actes barbares pour tenter d’oublier la défaite du 25 Avril.
Ils s’attaquent aux populations civils dans le pays dogons avec plus de 50 morts, brûlent des bus, une dizaine le samedi dernier à 30 kilomètres de Ségou.
Avant ça, ils étaient retranchés sur l’axe Bamako- Kita dans la forêt Baoulé comme l’avait indiqué le commandant Djibrilla Maïga de la Direction de l’Information et des Relations Publiques de l’Armée (DIRPA). Là bas ,ils ont été délogés par les forces armées comme ce fut le cas sur l’axe Ouéllessebougou-Bougouni.
Si les autorités ont rassuré lors de d’adresses et de points de presse que la situation était sous contrôle, il faut noter que de nombreux citoyens annulent aujourd’hui tout bonnement leurs déplacements hors de la capitale de peur de croiser le chemin des terroristes.
Au même moment, l’armée réussie à convoyer 710 camions citernes qui ont fait leur entrée ce dimanche à Bamako.
Défaits lors des combats, les groupes armés terroristes adoptent désormais la stratégie qui leur réussie le mieux, les attaques sporadiques contre les populations et leurs biens et s’évanouissent dans la nature quand approchent les forces armées.
Cette lâcheté des groupes armés ne pourra être combattue qu’avec des renseignements fiables. Des renseignements qui auraient pu tuer dans l’œuf le projet des attaques du 25 Avril qui ont coûté la vie au ministre de la Défense, le Général d’Armée Sadio Camara.
Mohamed Dagnoko





