Le ministre de l’élevage et de la pêche a procédé en présence de plusieurs de ses collègues à l’installation de la commission nationale d’organisation des états généraux de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture. Une installation qui marque le début des travaux préparatoires de ces états généraux qui vont se tenir sur l’ensemble du territoire national.
L’organisation de ces tout premiers état généraux de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture au-delà de la volonté politique répond à une demande des acteurs du monde rural lors de la journée du paysans tenu à Bougouni en 2019. Il s’agit de créer un cadre de réflexion pour se pencher sur les contraintes structurelles qui freinent le développement de ces filières et d’y trouver des réponses.
« Aujourd’hui cette demande forte du monde paysan prend corps à travers l’organisation de ces états généraux de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture qui constituent une opportunité historique pour dresser un diagnostic sans complaisance des sous-secteurs et définir ensemble des réformes nécessaires pour leur transformation » a indique Youba Ba, le ministre de l’élevage et de la pêche.
Avec 30 millions d’hectares pour les pâturages pour un cheptel, l’élevage contribue à 80% aux revenus des populations des zones pastorales. Le potentiel de capture de poisson est lui estimé à 200 mille tonnes par an. En ce qui concerne la pisciculture sur les 895 milles hectares, 620 500 hectares sont des bas-fonds, des mares et des pleines.
« Nous voulons passer à une logique de gestion des contraintes à une logique de conquête des opportunités, passer d’une économie essentiellement basée sur l’exportation de matière première animale à une économie créatrice de valeurs ajoutées, d’emplois et de richesses sur le territoire national » a dit Dr Modibo Traoré, le président d’organisation des états généraux.
Aux côtés de la banque mondiale et de la banque islamique de développement, La FAO soutien cette initiative des autorités maliennes.
« Les initiatives prises par le gouvernement témoignent d’une volonté affirmée des autorités de faire des secteurs de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture des moteurs de croissance économique et alimentaire, de création d’emplois et de résilience des communautés rurales » a dit Dominique Koffy Kouacou, représentant résident par intérim de la FAO au Mali.
Le ministre de l’administration terriroriale a invité l’ensembles des autorités locales et coutumières à pleinement participé aux travaux des ces états généraux pour que les résultats soient une feuille de route claire et réaliste avec des recommandations qui vont définitivement faire de ces sous secteurs de véritables pourvoyeurs d’emplois.
Le thème retenu est « moderniser les filières animales, halieutique et aquacole pour garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali »
Mohamed DAGNOKO





