Le 06  juillet dernier, la confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) célébrait ses deux ans d’existence. Créée à la base pour des questions sécuritaires, l’alliance devenue confédération englobe désormais les aspects diplomatiques et de développement.

Sur le plan diplomatique, l’allié stratégique des pays membres de l’AES est la Russie. Un partenaire qui selon les responsables des pays de l’alliance est sincère dans sa collaboration  à lutter  contre le terrorisme.

C’est dans ce contexte de confiance et de solidarité que s’est tenue la 2ème session des consultations entre les ministres des Affaires Étrangères de la confédération de l’AES et de la fédération de Russie.

Cette  session avait pour objectifs de « consolider davantage les excellentes relations d’amitié, de solidarité et de coopération qui unissent la confédération AES et la fédération de Russie ». Il s’agissait aussi  de « renfoncer le mécanisme institutionnel de concertation politique Russie-AES entre les ministres  chargés des affaires étrangères des deux parties. »

Actualité oblige, les deux parties ont fermement condamnés les attaques terroristes  « barbares et ignobles » intervenues au sein de l’AES notamment celles du 25 Avril au Mali, celles de l’aéroport Hamani Diori de  Niamey les 28 et 29 janvier.

Dans le communiqué conjoint qui a sanctionné les travaux l’AES et la Russie disent avoir « constater l’implication d’acteurs extérieurs dans ces agressions barbares coordonnées, ainsi que les actes de terrorisme économique et médiatique dans l’espace confédéral, en particulier la collusion coupable entre l’Ukraine, la France, d’autres pays  et groupes armés opérant au Sahel… ».

La prochaine session conformément au principe d’alternance se tiendra en Russie en 2027.

Mohamed Dagnoko