Bamako à l’instar de autres capitales régionales fait face à la pression sur le foncier. Face à la demande grandissante, des systèmes sophistiqués sont mis en place notamment sur internet pour arnaquer les populations. Après l’utilisation de son image dans cette entreprise d’extorsion de fonds, l’Agence de Cession Immobilière a tenu un point de presse pour se prononcer sur la question et rassurer ses partenaires.
Avoir son toit à Bamako est devenu le leitmotiv des citoyens. Cette ruée vers l’achat de parcelles à usage d’habitation est utilisée par des organisations pour s’enrichir illégalement. Des organisations qui utilisent plusieurs stratégies dont celle de se faire passer pour l’Agence de Cession Immobilière (ACI) qui existe depuis 1992 et a une structuration étatique.
« Au fil des années l’ACI-SA s’est imposée dans le secteur foncier au Mali, elle jouit d’une grande confiance auprès des citoyens, investisseurs et partenaires. Elle a une structure étatique, des procédures encadrées et a une expertise reconnue dans le domaine immobilier et foncier. C’est précisément cette notoriété et ce capital de confiance que les fraudeurs cherchent aujourd’hui à détourner à leur profit » a indiqué Bah Arabia Touré, Présidente Directrice Générale de l’ACI-SA.
Lors de ce point de presse, la première responsable de la structure a fait savoir que les demandes de paiement en ligne, de versement de pourcentage pour acquérir une parcelle n’émanent pas de ses services et les sites et autres comptes sur les réseaux sociaux qui proposent ces mécanismes sont tous faux.
« Je voudrais être claire à ce sujet. Une parcelle ACI ne s’achète pas sur Facebook ni à travers une plateforme en ligne. L’ACI-SA ne demande jamais à ses clients d’effectuer des paiements par mobile money ou tout autre forme de paiement en ligne. Aucun individu ne peut donc vous demander légitiment au nom de l’ACI de verser 50 mille Fcfa de frais de dossier sur un numéro personnel, de transférer de l’argent pour bloquer ou réserver une parcelle ou encore de verser un quelconque pourcentage du prix d’une parcelle par mobile money » a rassuré Bah Arabia Touré.
Ayant déjà engagé une procédure judiciaire auprès du pôle de lutte contre la cybercriminalité, l’ACI appelle à la prudence, à la vigilance et surtout à la vérification pour éviter de tomber dans ces pièges.
L’ACI-SA invite toutes les victimes à fournir les preuves qui peuvent être des captures d’écrans attestant des paiements, les numéros vers les envois ont été fait etc pour aider les enquêteurs à mettre la main sur ce réseau.
Un réseau qui selon les responsables de la structures est très bien informé sur l’ACI-SA et ses mécanismes car disposant en plus des logos et autres images desdonnées satellitaires sur les sites d’aménagements.
Mohamed DAGNOKO





