Plusieurs manifestations à caractère social ont dégénéré, samedi, dans différentes villes françaises, donnant lieu à des scènes de violence, à des actes de vandalisme visant des bâtiments publics et à des pillages de commerces.
Selon le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez cité par les médias, ces manifestations ont rassemblé 550.000 personnes à travers le pays.
À Paris, le maire de la ville Emmanuel Grégoire a fait état de violences et de pillages d’une “ampleur immense”.
Des incendies se sont déclarés à l’hôtel de ville de Limoges, dans le centre du pays, ainsi que dans un immeuble du centre de Grenoble et dans une antenne de l’office de tourisme à Lyon (sud-est).
À Bordeaux, dans le sud-ouest, la résidence de la préfète a été “saccagée”, d’après les autorités locales, alors qu’à Marseille et à Lille, des manifestants ont brièvement pénétré dans les mairies.
Des dizaines de commerces ont également été pillés dans le centre-ville de Marseille, tandis que de nombreux magasins ont été touchés à Bordeaux, selon les médias.
Réagissant à ces violences, le Président français Emmanuel Macron a affirmé que les auteurs des dégradations et des pillages seraient poursuivis et punis.
“Aucune place pour la violence dans notre République. Ceux qui ont cassé, attaqué les préfectures comme les commerces, pillé jusqu’à nos mairies, seront poursuivis et punis”, a déclaré M. Macron, exprimant le soutien de la Nation aux forces de l’ordre.
“Nous ferons tous bloc face aux semeurs de chaos, qui ne cherchent qu’à abattre nos institutions et empêchent ceux qui expriment pacifiquement leurs revendications de le faire”, a-t-il insisté.
Selon leurs instigateurs, ces manifestations ont lieu sur fond de revendications sociales liées notamment à l’augmentation du coût de la vie et aux conditions de certains services publics.





