La crise au Mali a entrainé la fermeture de plus de 2400 écoles. Une situation qui affecte plus de 730 mille enfants dont en majorité des filles. C’est pour contribuer aux côtés des autorités à trouver une solution à la scolarisation des enfants et notamment des filles que la coalition nationale des jeunes pour l’éducation transformatrice et l’égalité de genre organise des campagnes de sensibilisation dans des localités.
Ici, Aïchata Cissé partage avec la communauté rurale de Diakoloroba, localité située à une cinquantaine de kilomètre de la capitale, les résultats de ses recherches sur la scolarisation des filles dans la localité. Un sujet sur lequel elle a travaillé dans le cadre du projet « investir sur les jeunes chercheurs et la recherche menée par les jeunes au Sahel » de Gorée Institut au Sénégal.
« Nous avons commencé l’activité par une restitution des résultats de la recherche. Il faut savoir que c’est une recherche participative à laquelle a pris part la communauté. J’ai soumis à la communauté le document de plaidoyer afin de comprendre ce qu’on fait et les résultats obtenus » a dit d’entrée Aïchata Cissé.
En tant que fille et militant dans des associations pour la défense et la protection des droits de l’homme et en particulier des filles et femmes, Aïchata Cissé, par la pertinence de son sujet a pu bénéficier du financement de Gorée institut pour organiser cette journée de mobilisation communautaire pour la scolarisation des filles à Dialakoroba.
« Cette journée a été très importante, les enfants ont pu dire leur difficultés devant leurs parents. Les enseignants sont désormais conscients des enjeux de la scolarisation des filles chez nous à Dialakoroba » a affirmé Samaké Safiatou Traoré, 2ème adjointe au Maire de Dialakoroba.
Selon le cluster éducation de Avril 2026, ce sont 2444 écoles qui ne fonctionnent pas au Mali ce qui prive 733 200 enfants d’accès à l’école dont la majorité sont des filles. En mettant en place une cellue de veille, l’objectif est de permettre aux filles de la localité de poursuivre sereinement leur cursus.
« Nous voulons que le projet continue après les différentes activités. Ce comité va continuer à prendre soin des filles et de leur scolarisation » a indiqué Aïchata Cissé.
Cette manière pour la jeunesse de prendre la parole en leur nom a été saluée et très appréciée les autorités administratives et locale de Dialakoroba.
Mohamed DAGNOKO





